Shaka Ponk retourne le Zénith de Lille
Shaka Ponk a installé son Final Fucked Up Tour pour deux jours à Lille les 13 et 14 octobre 2023. Un dernier moment de communion entre le groupe et ses fans ! Vendredi 13 octobre, Shaka Ponk s’est produit au Zénith de Lille dans le cadre de leur Final Fucked Up Tour. Évidemment, nous ne pouvions manquer cet événement. La dernière tournée de Shaka Ponk Lors de l’annonce de leur nouvel album, sobrement intitulé Shaka Ponk, le groupe a troublé tout le monde. En effet, ils ne souhaitent plus faire de concerts. La raison ? L’écologie. Les tournées étant particulièrement gourmandes en énergie et polluantes, ils ont du faire un choix entre leurs vies professionnelles et leurs aspirations personnelles. Après avoir pesé le pour et le contre, Sam et Frah ont expliqué qu’ils avaient davantage « envie d’être sur le terrain » afin d’agir sur la question du dérèglement climatique. Ainsi, après avoir fait leurs adieux à la scène, Shaka Ponk se concentrera sur The Freaks. Si vous n’en avait encore jamais entendu parlé, The Freaks est un collectif d’artistes et personnalités qui s’engagent écologiquement. On y retrouve notamment Matthieu Chedid, Zazie, Pomme, Mademoiselle K ou encore Juliette Binoche. The Last Internationale En guise d’ouverture, Shaka Ponk ne s’est pas moqué de nous. En effet, ce sont les américains The Last Internationale qui ont assuré le show. Un choix logique puisque depuis 2020, 3 membres de Shaka Ponk jouent pour eux. Mais pas ce soir. Ce soir ils ne sont que 3 sur scène. Delilah Paz au chant, Edgey Pires a la guitare et un batteur. On l’avoue, nous étions bien trop loin pour savoir s’il s’agissait ou non de Ion. Formé en 2008, le duo a commencé à avoir du succès en 2014. Ils ont notamment eu l’occasion de se produire en première partie de Robert Plant, The Who et plus récemment les Guns N’Roses. Delila et Edgey sont également reconnus pour leurs chansons abordant la politique et l’écologie. Deux thèmes chers à Shaka Ponk. Côté live, impossible d’être déçu. À peine en scène, Delila nous hypnotise par sa voix imprimée de soul. Musicalement, le duo possède tout ce qu’on aime dans le rock. Des gimmicks entraînants et des solos à ne plus savoir où donner de la tête. Pardonnez-nous de ne pas avoir retenus les titres des morceaux. On était tellement pris dans l’ambiance qu’on s’est uniquement focalisés sur la musique. Autre bon point, Delila n’a pas hésité à prendre un bain de foule et faire chanter le public dans son micro. C’est d’ailleurs quelque chose qui nous a marqué, la chanteuse n’hésitait pas une seule seconde à s’exprimer envers le publique soit en anglais soit dans un français très approximatif. The Last Internationale fut donc une très belle révélation pour nos oreilles et un nouveau groupe à ajouter à nos playlist ! https://www.youtube.com/watch?v=W2JRKNy3KY4 Shaka Ponk : Un début en acoustique C’est depuis le public que Shaka Ponk fait son entrée en scène. Une excellente initiative pour un groupe qui a toujours été proche de ses fans. Afin de conserver cette intimité, Sam, Frah et CC rejoignent une plateforme au fond de la fosse afin d’y débuter le concert d’une façon originale. Le tout, en escaladant les barrières de sécurité des gradins afin de gagner la fosse. Que voulez-vous, on est punk où on ne l’est pas. Contrairement à l’habitude où le groupe débute de façon énergique, ici, c’est l’acoustique qui a été préférée. Un bon moyen de débuter le show en douceur avant de ne plus pouvoir respirer. Ont été interprétés en acoustique I’m Picky, Run Run Run, Gung Ho ainsi qu’une reprise de House of The Rising Sun (Animals). Un set électrisant Une fois de retour sur la scène principale, Shaka Ponk ne nous laissera pas une minute de répit. À commencer par Je m’avance et son influence à la Noir Désir. On retrouve également Wanna Get Free, Twisted Mind, Sex Ball ou encore Circle Pit. Évidemment, puisqu’il était question de circle pit, Frah a de nouveau gagné la plateforme centrale afin que la fosse puisse tourner autour de lui. Le tout en demandant aux personnes fragiles et aux enfants de s’éloigner afin de ne pas se blesser. En parlant du public, Shaka Ponk en reste particulièrement proche. Après leur arrivée remarquée, Frah n’a pas hésité à faire monter une fan sur scène avant que le groupe n’entame leur reprise de Smell Like Teen Spirit (Nirvana). Un moment inoubliable pour elle puisque la jeune femme finira par s’offrir un joli slam sous le regard du chanteur. Parmi les titres de la setlist, Shaka Ponk n’a pas hésité à battre le fer. Notamment avec trois titre de leur dernier album : J’aime pas les gens, Tout le monde danse et 13000 heures. On espérait d’ailleurs avoir l’occasion d’entendre cette dernière en live puisqu’elle aborde le harcèlement scolaire. Le groupe n’a pas hésité non plus à déployer un drapeau LGBTQ+. Le tout couplé à des messages sur écrans poussant à « être qui ont est » vraiment ou « mourir en essayant de l’être ». On retient aussi J’aime pas les gens ou Sam n’a pas hésité à allumer une cigarette sur scène dans le simple but de faire réagir le public. Shaka Ponk, Zénith de Lille | ©Raine Shaka Ponk au Zénith de Lille | ©Raine Shaka Ponk au Zénith de Lille le 13 octobre 2023 | ©Raine Samaha, Shaka Ponk au Zénith de Lille le 13 octobre 2023 | ©Raine Samaha, Shaka Ponk au Zénith de Lille | ©Raine Frah, Shaka Ponk au Zénith de Lille | ©Raine Un show très bien pensé Comme toujours Shaka Ponk ne déçoit pas visuellement. En guise de décor, des piles de livres s’imposent de chaque côté de la scène ainsi que sous les plateformes où jouent Steve (claviers) et CC (guitare) d’un côté, Mandris (basse) et Ion (batterie) de l’autre. Par ce choix on comprend une chose : instruisez-vous plutôt que de vous laisser manipuler par les gouvernements. En effet, durant Tout le monde danse, des images du gouvernement ont été projetées, provoquant une huée
Live Report : Hayley Kiyoko à l’Elysée Montmartre
Presque 5 ans après sa dernière venue en France, Hayley Kiyoko a enflammé l’Elysée Montmartre le 16 avril 2023 ! Le 16 avril dernier, Hayley Kiyoko est revenue embraser la capitale française dans la même salle où elle s’était produite lors de son premier concert en France en octobre 2018. Ce soir là, l’Elysée Montmartre était aux couleurs du drapeau queer, dans une ambiance électrique et très sexy. Nous y étions ! Une première partie qui donne tout de suite la température Si vous êtes un.e habitué.e des réseaux sociaux et notamment de Tiktok, vous connaissez probablement la chanson 10 things I hate about you de Leah Kate, qui cartonne en ce moment. L’interprète, qui s’est produite à La Boule Noire en novembre dernier, était avec nous ce soir pour ouvrir la danse. Et le public n’a pas attendu une seule seconde pour accompagner l’artiste. Débordant d’énergie, elle a joué pas loin de 10 chansons de son répertoire pop / rock, ce qui peut paraître long pour une première partie mais qui était loin de nous déplaire ! Derrière nous dans le public, certains spectateurs nous avouent même être venus spécialement pour elle, ce que l’on peut tout à fait comprendre. Parmis les titres joués, elle nous a notamment présenté 2 titres qui sortiront très prochainement. Gros coup de coeur pour Superover, qui entrera directement dans nos playlists dès qu’il sera disponible ! Leah Kate à l’Elysée Montmartre | © Mélanie Pierrat Une attente longue mais qui en valait la peine Il aura fallut attendre plus de quatre ans pour que Hayley Kiyoko vienne chanter à nouveau en France. En effet, la dernière venue de l’icône lesbienne à guichets fermés date du 28 octobre 2018 à l’Elysée Montmartre. Ce soir encore, l’interprète de l’indémodable Girls like girls, considérée comme la première artiste pop ouvertement lesbienne et parlant sans filtre de ses histoires amoureuses, a rassemblé une nouvelle fois la jeunesse queer. En attendant l’arrivée de la musicienne, nous avons fait la connaissance d’Oswald, 21 ans, arrivé.e en premier.e devant la salle ce matin. Déjà présent.e lors de sa première tournée en France, iel y a rencontré son copain. Pour l’anecdote, tous deux avaient perdu leurs billets VIP. Iel nous conseille également de jeter un oeil au répertoire de Zolita. Bien qu’elles ne se connaissent pas, Zolita et Hayley ont fréquenté le même lycée. Du fait que les deux artistes soient lesbiennes et fassent de la musique pop, iel avait soumis l’idée d’un feat à Hayley lors du Q&A organisé avec les fans VIP en 2018. D’ailleurs, Zolita part en tournée aux côtés de Bebe Rexha en juin prochain, aux Etats-Unis. Nous sommes donc curieux d’assister à son évolution en attendant un passage en France avec enthousiasme ! https://www.youtube.com/watch?v=d2o6x-3hJeE Un show très chaud ! Arrivant sur scène peu après 21h, Hayley Kiyoko est accompagnée de ses deux danseuses. Dès sa première chanson, Found my friends, le ton est donné. Le public crie et chante avec elle, tandis que se déhanchent sur la scène les trois jeunes femmes. Les danseuses portent des tenues très légères, les fesses à l’air. L’une d’elle arborre même un tee-shirt sur lequel est inscrit « lesbian jesus », soit, le surnom que ses fans ont donné à Hayley. Durant toute la performance, les changements de tenues sont multiples. D’ailleurs, pour terminer le show, elles portent des tee-shirts issus du merchandising. Ces derniers ont été offerts au public. Bien que la chanteuse prenne le temps d’interagir avec ses fans, les titres se succèdent rapidement. Les premiers rangs n’hésitent pas à l’interpeler, lui criant des « You are my gay awakening » ou « I love you more than baguette« . Une jeune femme lui demande même de signer sa poitrine, ce que fera volontiers Hayley, un peu plus tard pendant le show. Hayley Kiyoko à l’Elysée Montmartre | © Mélanie Pierrat Une safe place queer Tout au long du concert, Hayley Kiyoko rappelle au public qu’elle souhaite que chacun.e se sente à sa place. Elle n’hésite pas à répéter que l’on doit tou.te.s être bienveillant.e.s les uns envers les autres. Alors qu’elle joue essentiellement son nouvel album Panorama pendant la première partie du concert, c’est à son tour de nous présenter une nouvelle chanson : Greenlight. Le public est réceptif et profite du show où Hayley accompagne ses danseuses, nous rappelant qu’elle est aussi à l’aise dans ce domaine. Quelques minutes plus tard, un tabouret est apporté sur scène et elle invite l’une des VIP, Johanna, à la rejoindre. Elle interprète alors Pretty Girl en acoustique, la regardant dans les yeux. Le moment semble un peu hors du temps. Arrive bientôt l’hymne tant attendu de la chanteuse, apothéose de la soirée. À peine les premières notes de Girls like girls jouées que des drapeaux arc-en-ciel sont brandis par tout le public, virevoletant au dessus de la foule. Tout le monde chante à tue-tête et l’artiste américaine termine, elle aussi, avec un drapeau entre les mains. On se croirait presque à la Pride ! Le concert se termine après quelques titres supplémentaires. Comme nous, le public sort comblé de la salle et espère déjà une prochaine tournée. Ce, bien que la chanteuse reparte cette fois-ci outre atlantique pour ses dates US. Et vous, étiez-vous à l’Elysée Montmartre pour le concert de Hayley Kiyoko ? CYRIELLE SUGGESTION D’ARTICLES SUR LE MÊME THEME NEWSLETTER Facebook Twitter Instagram Tiktok Spotify Linkedin
concerts tests : Bientôt le retour des live avec public ?
Marseille et Paris comme terrain d’expériences pour des concerts tests. Où en sommes nous mondialement? Alors que la sphère du spectacle est dans l’obligation de proposer des shows sans public, des concerts tests sont petits à petits mis en place. Des USA à l’Europe, on fait le point sur les avancées qui pourraient permettre d’assister à nouveau à des événements. Les concerts tests en Europe Aujourd’hui, plusieurs concerts tests ont eu lieu dans le monde. L’Europe en a d’ailleurs plusieurs à son actif. Premier stop : Leipzig (Allemagne). Une étude a été effectuée à l’été 2020 par la German University of Halle afin de comprendre quelle configuration permettrait au public de revenir en salle. Pour cela, environ 1200 personnes se sont prêtées au jeu en assistant à trois concerts du chanteur allemand Tim Bendzko. Après des tests PCR négatifs et une prise de température à l’arrivée, un masque FFP2 était fourni. Les participants se sont également vu équipés d’un dispositif de traçage des contacts et de désinfectant fluorescent permettant de voir ce que chacun touchait. Résultats ? Les scientifiques ont affirmé qu’avec une bonne ventilation, le respect d’1m50 de distance, le port du masque ainsi que du gel hydroalcoolique, le risque d’infection était bas, voir, très bas. Tim Bendzko durant le concert organisée à Leipzig en Août 2020 – © HENDRIK SCHMIDT Second stop : L’Appolo Theatre de Barcelone. Ici, on parle de LA référence actuelle pour un concert test. En effet, le 12 décembre 2020, le Primavera Sound Festival, associé au Fight AIDS et l’Infectious Diseases Foundation a organisé un concert test. Si 1000 participants ont été conviés à l’événement, seuls 500 ont réellement pu y accéder. En effet, les 500 autres ont été renvoyé chez eux comme groupe de contrôle. Les heureux élus, après test PCR et antigenique à l’entrée ont pu profiter d’une soirée où le masque était obligatoire mais pas la distanciation sociale. Surprise, l’étude a montré que sur les 463 participants, aucun n’a été infecté. Un nouveau concert test au Luxembourg Nos voisins luxembourgeois ont eux aussi lancé leur série de concerts tests. Intitulés Because Music Matters, ils se sont déroulés du 10 et 14 février 2021. Côté tête d’affiche, c’est le duo belge Glass Museum qui s’est prêté au jeu. Avant leur entrée à la Rockhal, les 100 participants ont dû se rendre dans la gare Belval-Université pour un test antigénique et un PCR. Une vingtaine de minutes plus tard, chacun a pu entrer dans la salle en passant par des détecteurs similaires à ceux présents dans les aéroports. Un super moyen d’éviter la fouille corporelle ! À l’intérieur, chaque spectateur était assis de façon distanciée. On est donc loin du cas de figure espagnol. La configuration de la scène était quant à elle particulière puisqu’il s’agissait d’une scène à 360°. Si aucun participant n’a été testé positif lors de l’événement, nous avons hâte de connaître les résultats du prochain qui doit avoir lieu 7 jours après. Glass Museum, mercredi soir à la Rockhal, pour l’ouverture de la série de concerts «Because Music Matters». (photo Claude Piscitelli) Où en est la France ? Bonne nouvelle, d’ici mars, avril, des concerts tests devraient enfin avoir lieu en France. Évènement qui aurait déjà pu avoir lieu puisque La Scène Musicale avait demandé à ce que Les Victoires de la Musique en soit un. Malheureusement, cette proposition a été refusée par la préfecture. Cependant, l’événement n’a pas eu lieu à huis clos puisque des intermittents du spectacle ont servi de spectateurs. Lors de sa prise de paroles au micro de LCI le 15 février, la Ministre de la Culture, Roselyne Bachelot est revenue sur des concerts tests prévus à Marseille et Paris. Selon elle, ils devraient avoir lieu dans la deuxième quinzaine de mars « sous réserve d’une situation sanitaire apaisée« . Deux concerts à Marseilles, un à Paris À Marseille, le Dôme réunira plusieurs artistes face à 1000 spectateurs assis avec possibilité de se lever. Tout cela, pour deux soirs. Le groupe phocéen IAM a déjà confirmé sa présence en tête d’affiche. À noter que si des tests seront réalisés avant concert, puis, quelques jours après, les cas positifs ne seront pas filtrés car « il faut se mettre en situation où il y aura un brassage« . À Paris en revanche, les personnes positives se verront recalées à l’entrée de la salle. Tenu à l’AccorHotels Arena, l’événement optera en avril pour une jauge de 5000 personnes « masquées et non distanciées« . Roselyne Bachelot affirme d’ailleurs que « ça va être très intéressant à voir, car ce sont les concerts debout les plus problématiques« . Le Monde a dernièrement révélé qu’Indochine en serait bien la tête d’affiche. Les places étant gratuite, c’est un système de tirage au sort qui aura lieu. Il faudra seulement s’inscrire sur une plateforme et voir si vous faites partis des heureux chanceux. 5000 iront au concert, 2500 autres serviront de groupe test. Par ailleurs, ne pourront tenter leur chance toute personne vaccinée ou risquant de développer une forme grave du Covid-19. Le concept Flaming Lips Les 22 et 23 janvier dernier, The Flaming Lips ont proposé un concert test original. Deux spectacles bien particuliers puisque, d’après le concept du chanteur et leader Wayne Coyne, groupe et fans se sont retrouvés dans des bulles. Cette première mondiale avait tout de même eu droit à un essai lors du Late Show with Stephen Colbert en juin 2020. Y avait alors été joué Race For The Prize. En amont de ces deux concerts inédits organisés à Oklahoma City, le chanteur a d’ailleurs affirmé que ce type de concert était « plus sûr que d’aller faire ses courses« . Et sur ce point on veut bien le croire ! Lors de ces deux événements, le groupe a bichonné ses fans. En effet, chaque bulle était dotée d’un haut parleur à haute fréquence afin d’éviter le son d’être étouffé. Était aussi mis à disposition une bouteille d’eau, un ventilateur à piles, une serviette ainsi qu’un panneau permettant de demander de se rendre aux WC ou d’avoir de l’air. Dans le premier cas, après remise d’un masque et sortit de la bulle, le spectateur était guidé aux toilettes avant de pouvoir réintégrer sa bulle. Dans le second, de l’air frais était propulsé dans la bulle grâce à une souffleuse à feuilles. Oui
Manhattan Marilyn : Et si l’icône n’était pas morte ?
Manhattan Marilyn de Philippe Ward nous entraîne à New-York avec une intrigue centrée sur l’iconique Marilyn Monroe. Avec Manhattan Marilyn, Philippe Ward fait revivre l’icône hollywoodienne Marilyn Monroe pour une enquête sous l’ère Obama. Les femmes à l’honneur Comme son nom l’indique, Manhattan Marilyn s’attarde sur l’égérie hollywoodienne Marilyn Monroe. De photos inédites de l’actrice retrouvées dans de vieilles affaires à une enquête sur sa mort, Philippe Ward joue avec les mots. Et si l’icône ne s’était pas suicidée ? C’est là que réside le fond de cette histoire qui nous en apprend aussi bien sur cette femme plus futée et intelligente qu’il n’y paraît que sur son entourage. Au fil des pages, on redécouvre son lien avec les Kennedy mais aussi l’existence du Triangle de Fer – lobby militaro-industrielle – et du Monroe 6 – groupe d’adorateurs -. Bien sûr, ce roman ne serait rien sans l’hispanique Kristin Arroyo. Ancienne Marine en Irak, cette femme possède tact, sang-froid, intelligence et logique. Traits de caractères qu’elle devra mettre à rude épreuve lorsque son associé, le photographe Nathan Stewart est sauvagement tué. Par qui ? Kristin n’en aucune idée, mais sa vie en dépend. Soudainement traquée par le FBI et la mafia, il lui faudra ruser pour comprendre la situation. Une vision actuelle de la société américaine Marilyn Manhattan n’oublie pas la teneur cosmopolite de la ville. À travers les yeux de Kristin Arroyo, vous aurez l’occasion de faire connaissance avec tous milieux sociaux. Vous vivrez de l’intérieur le mouvement Occupons Wall Street. Déambulerez au vernissage d’une exposition de clichés affichant des portraits inédits de Marilyn Monroe. Côtoierez la Mafia italienne ou vous dirigerez vers le quartier des affaires avec le milliardaire Micheal Pear. Parmi toutes ces personnalités, nous avons particulièrement apprécié la mise en avant de la pauvreté sous l’ère Obama. Alors que la Grosse Pomme en fait rêver plus d’un(e), Philippe Ward appuie sur l’envers du décor. Celui où, revenus du champ de bataille, les soldats sont à la rue. Celui où il faut lutter pour survivre. Car oui, si Kristin possède un appartement, ses convictions la pousse à s’allier au mouvement Occupons Wall Street ou à se terrer sous terre avec d’anciens collègues car traquée. Une poursuite dans le tout de New-York De Manhattan à Staten Island en passant par Little Italy, le quartier des finances ou Harlem, Manhattan Marilyn transporte sans problème à New-York. On perçoit d’ailleurs tout l’amour que porte l’auteur à cette ville. Bien que les descriptions ne soient pas énormément détaillés, suivre le mouvement n’est pas difficile. À chaque quartier son ambiance. Chaque lieu son rebondissement. Tout du long, on se trouve dans une position d’attente. Qu’importe les choix des personnages, on se doute des conséquences. Corruptions, intimidations, violences, meurtres. Voilà ce qui régit l’oeuvre de Philippe Ward. Pourtant, Kristin est bien décidée à braver les dangers pour en savoir plus sur les derniers jours de Marilyn Monroe. Pour cela, elle n’hésitera pas à diversifier les moyens de transports. Taxis, motos, traque à pied ; tout est bon dans cette course contre la mort. Manhattan Marilyn : Le hic Légère ombre au tableau, il nous a été impossible de nous identifier aux personnages. En plus d’un manque de fond, la rencontre entre Arroyo et Pear est suffisante pour savoir où tout cela va mener. On avoue, on a même clairement soupiré lors du passage à l’acte car nous aurions préféré qu’ils restent de simples connaissances. Ainsi, leur relation aurait pu garder cet aspect vindicatif qui régnait entre eux et apportait un peu de fraîcheur. Et vous, avez-vous envie de vous plonger dans une enquête sur Marilyn Monroe ?
Nos bandes-annonces de la Semaine #6
Bird Box. Une femme d’exception. Vox Lux. The Front Runner. Découvrez nos bandes-annonces de la semaine #6. Féminisme, thriller, action et biopic sont au rendez-vous dans nos bandes-annonces de la semaine #6. Accrochez vous, on démarre ! Hunter Killer Débutons nos bandes-annonces de la semaine avec une adaptation du roman Hunter Killer de Don Keith et George Wallace. Derrière les manettes, Donovan Marsh nous entraîne dans les profondeurs de l’Océan Arctique et c’est loin d’être pour en observer l’habitat. Tout comme Kursk, ce film d’action se déroule dans un sous-marin. Mais là où ce dernier s’attarde sur un désastre, Hunter Killer nous mène au coeur d’un complot russe menaçant l’ordre mondial. Le commandant Joe Glass (Gerard Butler) devra donc faire appel à une équipe d’élite de Navy Seal pour venir en aide au Président Russe. À noter que Gary Oldman fait également parti du casting dans le rôle de l’amiral Charles Donnegan. EN SALLE LE 12 DÉCEMBRE 2018 Vox Lux Cette semaine, le deuxième long-métrage de Brady Corbet a dévoilé sa première bande-annonce. L’intriguant Vox Lux révèle le destin de Celeste. Rescapée d’une fusillade dans un lycée en 99, la jeune fille interprétée par Raffey Cassidy voit son destin basculer après avoir chanté à une cérémonie commémorative suivant la tragédie. Grâce à sa soeur (Stacy Martin) et son manager (Jude Law), l’adolescente va devenir une icône. La seconde partie du film nous dévoilera le présent de Celeste. Star internationale de la pop, la chanteuse, sous les traits adultes de Natalie Portman, apparaît aussi extravagante que tourmentée. Pourtant, derrière son look excentrique et ses yeux cernés de noirs et blancs pailletés, la diva ne parvient plus à allier célébrité et famille. Un film qui promet de nous plonger une nouvelle fois dans l’envers du décor comme a pu le faire récemment Bradley Cooper avec A Star Is Born. Et on l’avoue, on espère qu’il sera tout aussi percutant. Malheureusement, si nos amis américains auront la chance de le découvrir en salle le 7 décembre prochain, la France passe encore à côté de la plaque. PAS DE SORTIE FRANÇAISE Une femme d’exception Voici une bande-annonce qui ne nous a pas laissé indifférentes ! Après le documentaire RBG (2018), c’est la réalisatrice Mimi Leder qu’a inspiré l’icône de la pop-culture Ruth Bader Ginsburg. Une femme d’exception nous plonge dans les années 50 afin de suivre le parcours de cette avocate et membre de la Cour Suprême. Profondément féministe, la jeune femme campée par la britannique Felicity Jones devra lutter contre une société sexiste aux lois absurdes. Parmi elles, l’interdiction pour une femme d’avoir une carte bancaire à son propre nom. On ne vous en dit pas plus et on vous laisse déguster la bande-annonce ! EN SALLE LE 2 JANVIER The Front Runner Alors qu’auront lieu les Midterms – élections de mi-mandat – le 6 novembre aux U.S.A, The Front Runner vient de se doter d’une nouvelle bande-annonce. Porté à l’écran par le formidable Hugh Jackman, le sénateur américain Gary Hart a lui aussi droit à son biopic. À travers ce film, le spectateur pourra ainsi en apprendre davantage sur le favori à la prise de tête du parti démocrate U.S en 1988 forcé de se retirer suite à des révélations sur sa vie privée. Sont également de la partie J.K Simmons, Vera Farmiga, Alfred Molina, Sara Paxton, Ari Graynor ou encore Kaitlyn Dever. EN SALLE LE 16 JANVIER L’empereur de Paris Nos choix manquent cruellement de cinéma français ? Vous avez certainement raisons. Attardons-nous donc un peu sur L’empereur de Paris. Un titre non anodin puisque, si à cette époque, Napoléon était Empereur de la France, il n’était pas celui de Paris. Dans cette nouvelle production mettant en scène l’une des légendes des bas-fond parisiens, Jean-François Richet retrouve son acteur fétiche, Vincent Cassel, afin de nous proposer une nouvelle vision de Eugène-François Vidocq. L’histoire sera donc celle de cet homme réputé pour s’être échappé des plus grands bagnes du pays. Un homme, qui, suite à un marché avec le chef de la sureté est même parvenu à rejoindre les rangs de la police afin de combattre contre la pègre. D’ailleurs, saviez-vous que Vidocq avait inspiré à Victor Hugo le personnage de Jean Valjean dans Les Misérables ? EN SALLE LE 19 DECEMBRE Bird Box On termine notre tour d’horizon avec la première bande-annonce de Bird Box. Adaptation du roman éponyme de Josh Malerman réalisée par l’oscarisé Susanne Bier (Revenge), la nouvelle production Netflix ne sera autre qu’un thriller horrifique. Mère de deux enfants, Malori (Sandra Bullock) se retrouve confrontée à une chose mystérieuse ayant visiblement la capacité de se transformer en vos plus grandes peurs. Allez savoir pourquoi, on a étrangement pensé aux épouvantards de J.K Rowling. Afin de lui survivre, une seule solution : se bander les yeux. Autant dire qu’en plus de rassembler Sarah Paulson, John Malkovich et Jacki Weaver autour de Sandra Bullock, la bande-annonce promet de tenir les spectateurs en haleine. EN LIGNE LE 21 DECEMBRE Maintenant, dites-nous tout sur les bandes-annonces qui ont marqué votre semaine !
Banned Books Week : La semaine dédiée à l’interdit
Du 23 au 29 septembre 2018, les États-Unis célèbrent les livres interdits durant la Banned Books Week ! Cette semaine, la communauté littéraire américaine se rassemble autour de la Banned Books Week. Un événement dont on ne parle que très peu en France, et qui pourtant, vaut le coup d’oeil ! Qu’est-ce que la Banned Books Week ? Créé en 1982, la Banned Books Week est un événement annuel qui se déroule généralement la dernière semaine de septembre. Son but ? Dénoncer les méfaits de la censure qui augmente considérablement aux États-Unis dans les écoles, librairies et bibliothèques. Lors de cette semaine particulière, la communauté littéraire (bibliotécaires, libraires, éditeurs, journalistes, enseignants, lecteurs,…) fait le nécessaire pour mettre en avant la volonté de pouvoir accéder librement aux livres. La censure aux États-Unis Deux sortes de censures bien distinctes s’appliquent aux États-Unis : les banned books (livres censurés) et les challenged books (livres contestés). Là où l’interdiction est « légale » sur les premiers, ce n’est pas le cas des seconds. Une fois contesté, un livre peut voir son accès restreind dans des bibliothèques ou écoles par exemple. Autant dire que cela s’oppose directement au 1er Amendement de la Constitution des États-Unis qui prône la liberté d’expression. Parmi les motifs de censures récurrent reviennent les notions de violence, les points de vues religieux, la sexualité, l’éducation sexuelle ou encore le racisme. Et que dites vous du un-american ? Oui oui, en 2018, il est possible de faire interdire l’accès d’un livre s’il n’est « pas assez américain ». Affolant n’est-ce pas ? En 2017, ce sont 416 livres qui se sont vus bannis d’écoles, librairies et bibliothèques américaines pour diverses raisons. Parmi eux, notre dernier coup de coeur de l’année : The Hate U Give (Angie Thomas). Ses motifs vont de « langage offensant » à utilisation de drogue en passant par « caractère profane ». Au Texas par exemple, il est nécessaire de donner un accord parental pour qu’un enfant emprunte le livre. Le roman Thirteen Reasons Why de Jay Asher à lui aussi été censuré car abordant le suicide. Les livres les plus contestés aux U.S.A Pour nous rendre compte du nombre d’oeuvres censurées, on a fait un tour sur le site de ALA (American Library Association) qui il donne accès à plusieurs listes recensant les livres contestés. Notre petit côté féministe a immédiatement tiqué sur Je sais pourquoi chante l’oiseau en cage (Maya Angelou), La Servante Écarlate (Margaret Atwood) et La Couleur Pourpre (Alice Walker). Les classiques littéraires sont aussi aux rendez-vous avec L’Attrape-Coeurs (J.D Salinger), Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur (Harper Lee) ou Gatsby le Magnifique (Francis Scott Fitzgerald). Plus étonnant encore, alors qu’un parc consacré au sorcier s’est implanté aux U.S.A, la saga Harry Potter de J.K Rowling a ses détracteurs. Les motifs ? Sorcellerie évidemment. S’y ajoute les termes « occulte », « satanique », anti-famille » et « violence ». On ne sait pas vous, mais on en ri encore. Banned Books Week : Quel programme ? Durant cette période la communauté littéraire fait particulièrement preuve d’inventivité. Alors que les libraires dédient des vitrines aux livres bannis et contestés, d’autres organisent des débats et conférences. On avoue avoir complètement craqué pour la vitrine du Skylight Books (Los Angeles) qui a carrément mis en scène un bûcher. Si pour l’occasion les américains sont bien décidés à montrer leur soutien à la liberté d’expression, et ce, qu’elle soit peu orthodoxe ou impopulaire, la France ne suit pas le mouvement. Pour vivre l’événement au plus près, il vous faudra donc vous rendre aux États-Unis, ou, profiter de l’une des conférence donnée – au plus près – en Angleterre. View this post on Instagram Banned Books Week #bannedbooksweek A post shared by Skylight Books (@skylightbooks) on Sep 29, 2017 at 3:52pm PDT Bien sûr, la Banned Books Week ne se déroule pas uniquement dans les rues. Sur les réseaux sociaux, les croisillons #BannedBooksWeek et #BannedBooksWeek2018 permettent à tous de participer à sa propre échelle. Pour cela, il vous suffit simplement de partager une oeuvre bannie ou contestée. Si vous manquez d’inspiration, pas d’inquiétude, les organisateurs ont tout prévu en lançant cette année la thématique Banning Books Silences Stories. Speak Out ! Une trame qui implique la nécessité de parler ouvertement d’histoires que d’autres veulent faire taire. Alors, prêt(e)s à lire et partager des livres interdits ?
The Hate U Give : le roman coup de poing d’Angie Thomas
The Hate U Give, le premier roman percutant d’Angie Thomas! Disponible en version française depuis avril 2018, The Hate U Give (La haine qu’on donne) est un véritable coup de poing. Déjà best-seller aux États-Unis, le roman d’Angie Thomas aborde la question du Black Lives Matter, soit, le racisme et les violences policières. Un pas entre fiction et réalité Prenant place dans un quartier représentant les communautés noires américaines, le premier roman d’Angie Thomas s’attarde sur la récurrence du racisme et des violences policières. Faits, qui, s’ils se déroulent aux États-Unis trouvent écho en France, où ils sont également présents.Ainsi, The Hate U Give s’ancre profondément dans l’actualité. De part l’évocation de la mort de Khalil, un jeune homme noir non armé, par un policier blanc, on ne peut que penser à l’affaire Trayvon Martin (2012). En effet, comme pour ce jeune afro-américain de 17 ans, des manifestations surviennent après les faits. Afin de dénoncer la régularité de ces actes, le mouvement Black Lives Matter est né l’année suivante. Est aussi mentionné à plusieurs reprises le « street code » impliquant qu’aucune personne ne doit en dénoncer une autre. Code particulièrement appliqué par les gangs omniprésents tout au long de l’histoire. Quelques personnages vont cependant aller à contre-courant en prenant la parole. On évite de vous spoiler, mais vous verrez, ils viennent d’horizons différents. Un livre sur le courage et la prise de parole Bien que Starr répète sans cesse ne pas être courageuse, cette citation résume parfaitement son personnage : « Tu peux très bien être courageuse et avoir peur quand même, Starr, dit-elle. Être courageuse, ça veut dire ne pas se laisser abattre par sa peur. Et c’est ce que tu fais. » Tout au long du roman, la jeune fille va surpasser ses peurs. Celle d’apporter son témoignage à la police. Celle de raconter ce qui s’est passé à ses ami(e)s. Celle d’être prise pour une « balance » si elle accorde une interview. Vous la verrez donc évoluer et prendre de plus en plus de décision jusqu’à LA prise de parole libératrice. The Talk : la conversation inévitable Pour ceux qui ne le sauraient pas, « The Talk » est une conversation que les parents de certaines communautés ont avec leurs enfants afin de leur indiquer comment se comporter en cas de contrôle policier. The Hate U Give est donc un excellent moyen de comprendre à quel point il est nécessaire aujourd’hui d’avoir ce genre de discussion. Starr mentionne notamment le fait qu’elle ne doit pas sortir avec une capuche sur la tête ou qu’elle doit répondre calmement et sans poser de questions aux ordres des policiers. Malgré tout, les forces de l’ordre ne sont pas exempt de violences, comme le montre la fouille subie par son père. Évènement qui l’obligera d’ailleurs à avoir LA conversation beaucoup plus tôt que prévu avec Sekani, le plus jeune frère de Starr. Un livre bourrée de références culturelles Histoire, musique, sport, les références à la culture afro-américaine se multiplient. Vous découvrirez une famille qui se réunit devant les matchs de NBA. Starr, qui voue un culte à James LeBron, fait elle-même partie d’une équipe de basket dans son école. Michael Jordan et ses Nike Air sont aussi mentionnés à plusieurs reprises. The Hate U Give, c’est aussi un père inconditionnel des Black Panther’s au point d’en faire apprendre les différents points du règlement à ses enfants. Et qui dit Black Panther’s, dit Maclom X. Des noms qui permettent ainsi aux plus jeunes d’en apprendre davantage sur la culture américaine et la ségrégation raciale. Seule ombre au tableau, Rosa Parks, qui, entre toutes ses références masculines, aurait pu être citée. Cependant, l’univers le plus présent reste celui de la musique qui pioche dans toutes les générations. Omniprésent, rap et hip-hop donnent le ton, plongeant le lecteur dans un univers où l’on danse et chante au rythme de Tupac, Ice Cube, Drake, Beyoncé et autres N.W.A. (Niggaz Wit Attitudes). Le chanteur et acteur Will Smith est quant à lui omniprésent puisque Starr et son petit ami, Chris, sont fans de la série Le Prince de Bel-Air. Bonus, cet automne, une adaptation au titre éponyme devrait arriver sur nos écrans avec Amandla Stenberg dans le rôle de Starr. Malheureusement, aucune bande annonce n’est encore disponible en français. https://www.youtube.com/watch?v=3MM8OkVT0hw Et vous, avez-vous lu ce roman coup de poing ? NEWSLETTER Facebook Twitter Instagram Pinterest Linkedin
Black Panther : Au-delà du nouveau blockbuster de MARVEL
Pour la Saint-Valentin, MARVEL nous a offert son dernier petit bijou : Black Panther. Signé Ryan Coogler, le film nous plonge dans une ambiance Africaine hors du commun. Annoncé comme l’un des immanquables du mois, Black Panther est sortit le 14 Février 2018. Inutile de vous dire que Les Insouciantes ne pouvaient manquer au rendez-vous de ce petit bijou réalisé par Ryan Coogler. Black Panther : le film de tous les records Autant se le dire tout de suite, Black Panther restera dans l’histoire du cinéma américain, et ce, pas seulement pour son contenu. En effet, le blockbuster qui annonçait déjà des recettes conséquentes bien avant le Jour J au vue de préventes dépassant Captain America : Civil War et Batman VS Superman, a encore battu quelques records. En terme de démarrage un week-end de Presidents Day (jour férié aux US), il surclasse ainsi Deadpool – une autre signature MARVEL – et ses 152 millions d’euros. En se classant en top position du « meilleur lundi de l’histoire » avec ses 40,1 millions de dollars, il dépasse également Star Wars : le Réveil de la Force. Plus généralement, sur les trois premiers jours d’exploitation, Black Panther s’est placé à la cinquième place du meilleur démarrage de l’histoire derrière les deux derniers Star Wars, Jurassic World (2015) ainsi que le premier Avengers (2012). A-t-on mentionné qu’il n’était pas encore sorti en Chine, au Japon et en Russie ? Traditions et mythes africains à l’honneur Le dix-huitième long-métrage MARVEL nous transporte au beau milieu de l’Afrique et ses traditions. Pour se faire, vous partirez à la découverte d’un pays imaginaire : le Wakanda. Mais attention, contrairement aux pays voisins où famine et pauvreté sont de rigueur, cette nation cachée aux yeux du reste du monde en est loin. Tirant sa force du vibranium – vous savez, le métal dont est fait le bouclier de Captain America -, le Wakanda est sans doute le pays le plus perfectionné au monde. À la tête de la Tribu de la Panthère ainsi que d’autres formant le peuple wakandais, celui que l’on nomme Black Panther et son uniforme bien reconnaissable. Cet uniforme, parlons-en justement ! Si au premier abord Black Panther pourrait désigner le mouvement révolutionnaire afro-américain Black Panther Party, une tout autre idée à effleurer notre esprit. En Afrique, la panthère, tout comme le léopard, est perçue comme le symbole du commandement. De ce fait, des chefs d’État sont déjà apparus en public vêtus de tenues faites de la peau de cet animal. On pourrait donc voir à travers ce costume la poursuite de cette tradition particulière. Prenant part après la mort de l’actuel Black Panther, T’Chaka (John Kani), son fils et héritier, T’Challa (Chadwick Boseman) devra revendiquer ce droit au trône lors d’un combat rituel où la force de la panthère noire lui sera ôtée. Nous avons d’ailleurs particulièrement appréciées la beauté de la mise en scène de ce rituel de combat, autant par le choix du décor, des costumes ou de la musique qui nous ont immédiatement plongé au cœur de l’événement. Évidemment, le lien avec les traditions est présent. En Afrique, musiques, costumes, danses et couleurs sont en effet des éléments rituels et vitaux par excellence. Le port du masque est quant à lui une manière de se cacher comme la représentation d’un autre être (ex : la panthère noire). Véritable héritage ancestral et identité ethnique, les scarifications n’ont pas été oubliées. En atteste celles en forme de points sur les joues de W’Kabi (Daniel Kaluuya) ainsi que celles de Erik « Killmonger » Stevens (Micheal.B Jordan), le super vilain de l’histoire. On ne vous en dira pas plus à son propos afin de ne pas vous spoiler. Vous pourrez au passage comprendre en regardant le film quelle est leur signification. Oui, parce qu’il existe différents types de scarifications avec des significations toutes plus différentes les unes des autres. Bien sûr, impossible de mentionner les mythes et traditions africaines sans évoquer la spiritualité du peuple. Élément important, il s’impose au spectateur par la mise en scène d’aspects initiatiques, mais aussi par le totémisme. Mais qu’est-ce que le totémisme nous direz-vous ? Et bien, il s’agit « d’une organisation tribale fondée sur le principe du totem » qui représente traditionnellement un parrain, un père, un patron ou même un frère. Ici, il est bien évidemment nulle autre que la panthère noire. Outre son apparition sous la forme d’une incarnation humaine, Black Panther nous la présente comme un objet fabriqué et incrusté dans la roche d’une montagne. On termine notre tour d’horizon avec des rituels intimement liés à la notion de sacrifice. Exploitée à deux reprises, il apparaît tel un rite de passage. D’abord dans le cadre du combat où les deux hommes sont dans l’obligation de gagner, abandonner ou mourir. Puis, lorsque le vainqueur se doit de boire le jus d’une fleur décuplant les forces de l’homme. À ce stade, intervient un second type de sacrifice qualifié d’identitaire. Enseveli, la nouvelle panthère noire accède alors à un pont entre le monde des vivants et celui des ancêtres à qui il est possible de s’adresser. Des femmes de caractère Contrairement aux autres films de la franchise MARVEL, Black Panther détonne par son omniprésence de femmes aux caractères bien trempés et inspirantes. Parmi elles, Shuri est certainement le personnage auquel nous nous sommes immédiatement attachées. Jeune sœur de T’Challa, son intelligence n’a d’égal que son humour qui insuffle un véritable vent de fraîcheur et cette touche MARVEL que nous apprécions tant. Letitia Wright excelle dans le rôle, et nous n’avons plus qu’une espérance, qu’elle se confronte à son alter ego sur le plan invention, Tony Stark, dans Avengers : Infinity War. Un conseil, n’essayez pas de l’énerver sous peine de goûter à son artillerie. Mais Shuri n’est pas la seule femme à sortir les crocs. Après la présentation des Valkyries dans le Thor Ragnarok de Taika Wititi, c’est au tour de Ryan Coogler de mettre une nouvelle armée de guerrières à l’honneur. Telles les Amazones de Dahomey (ou Mino), avec qui elles partagent certains traits physiques, dont
New-York : Des tables à langer dans les toilettes pour hommes
Bill de Blasio, maire de New-York, promulgue une loi visant à l’installation de tables à langer dans tous les toilettes de la ville. Des tables à langer dans tous les toilettes publiques, voilà ce que propose le maire de New-York, Bill de Blasio. Une excellente nouvelle en faveur de la lutte contre les inégalités hommes-femmes qui devraient en réjouir plus d’un. Un grand pas en avant. Mardi 9 Janvier 2018, New-York est devenue la première métropole américaine à proclamer une loi assurant aux parents l’accès à des tables à langer dans « tous les bâtiments publics de la ville et quelque soit leur genre« . À l’initiative de ce projet, Rafael Espinal, l’un des membres du conseil municipal de la ville qui s’est dit « choqué en voyant un homme changer son enfant sur le coin d’un lavabo dans des toilettes publiques« . Fier de cette initiative, Bill de Blasio à ajouter : « Trop souvent, les pères comme les parents qui ne se reconnaissent ni homme ni femme sont exclus des ressources destinées aux familles. Il faut que ça change. » Il a ensuite avoué avoir laissé sa femme s’occuper du changement de couches de ses propres enfants pour les raisons évoquées. Des hommes pour la parité Si cette idée pourrait déplaire à certains hommes, depuis plusieurs années, des pères expriment leur volonté à vouloir partager les tâches parentales. C’est notamment le cas de Ashton Kutcher. Père d’une petite fille, l’acteur américain avait poussé un coup de gueule sur Facebook. Mécontent de ne trouver aucune table à langer dans les toilettes pour hommes, il appelait au changement et a même lancé la pétition Be The Change contre les stéréotypes sur Change.org. La même année, à New-York (déjà), le sénateur homosexuel Brad Hoylman exprimait à Buzzfeed son ras-le-bol d’avoir à changer les couches de sa fille sur un « sol recouvert d’urine à côté des pissotières« . Son projet qui visait à contraindre les nouveaux établissements new-yorkais à installer des tables à langer dans les toilettes pour femmes et hommes verra donc en quelque sorte le jour. Et si nous parlions de l’ex-président américain, Barack Obama ? Vous ne le saviez peut-être pas, mais lui aussi y est allé de sa petite action. Courant 2016, il a promulguer une loi imposant l’installation de tables à langer dans toutes les toilettes des bâtiments fédéraux ouverts au public. Et en France ? Sur cette question, la France a prit les devants sur ses confrères américains. En effet, en 2014, l’aéroport d’Orly, en région parisienne, a profité de ses rénovations pour installer une table à langer unisexe dans ses toilettes. À noter que le pictogramme a lui aussi été revisité. À une femme changeant la couche de bébé, a été privilégié une icône unisexe. Bien sûr, même si les salles unisexes se développent depuis quelques années, il est toujours rare de voir des toilettes pour hommes équipées de tables à langer.