Linkin Park : un retour sur scène haut en émotions

Dimanche 3 novembre 2024 signait le grand retour de Linkin Park sur la scène française, à La Défense Arena de Nanterre. Retour sur cette soirée remplie de nostalgie et joie de vivre. Depuis le décès tragique du chanteur (et leader) de Linkin Park, Chester Bennington en 2017, le groupe a fait une longue pause dans leur carrière. Ici, tout le monde pensait que le groupe ne reviendrait plus sur scène même si Mike Shinoda (rappeur du groupe) faisait encore des apparitions en solo ou lors de concerts d’autres artistes comme Sum 41  afin de rendre hommage à son grand ami disparu. Mais quelle fut la surprise des fans de voir leur groupe préféré faire un retour sur scène avec cette fois-ci une nouvelle chanteuse : Emily Armstrong ?Son arrivée annonce le retour de Linkin Park en studio mais aussi sur scène. Depuis, tout s’est enchainé très vite et … nous voici en concert à Nanterre le 3 novembre 2024, deux nouveaux singles sortis et un nouvel album en route. Retour sur cette soirée d’exception !  Sleep Token : la première partie qui fait plaisir Après avoir franchi les bancs et vagues de personnes, nous arrivons enfin à l’intérieur de la salle qui bout d’impatience. Il faut dire que c’est nul autre que l’un des grands groupes en devenir, Sleep Token qui ouvre le concert. Formés en 2016, les membres de ce groupe britannique de métal sont constamment masqués afin de garder leur anonymat. Et cela ne fera que renforcer leur incroyable prestance scénique. Tout y est : jeux de lumières, présence sur scène, prestation vocales, instrumentation,… Un bonheur pour les yeux et les oreilles ! Imaginez vous. Fermez les yeux et plongez dans l’atmosphère de Sleep Token bercés par la voix du chanteur qui se fait appeler « Vessel« . Des instruments doux mais violents. Une voix calme et puissante avec quelques screams. Sur scène, la présence de choristes renforce davantage l’intensité du show. De la puissance musicale et vocale à en faire vibrer notre âme. Vraiment, ne passez plus à côté de cette merveille musicale qu’est Sleep Token en concert ! Un concert haut en émotions Après cette ouverture de show qui a fait plaisir à plus d’un, l’heure fatidique arrive. Lorsque Linkin Park arrive sur scène, on sent combien le groupe a marqué les générations. Sur scène, ils sont heureux. Ça se voit et ça se ressent ! Évidemment, la joie est partagée. L’ouverture du concert nous met clairement des frissons avec la foule qui est déjà en ébullition. La voix de Chester résonne également avec des éléments de Castle of Glass pendant l’introduction. Durant tout le concert on aura vu le groupe et le public en cohésion. Un fait qui nous fait chaud au coeur lorsque l’on pense à la tragédie qui a pu les toucher. D’ailleurs, le public a fait largement entendre sa voix afin de remplacer celle de Chester sur les parties des anciens morceaux qui lui appartenaient. Le temps est alors suspendu. Si vous voulez notre avis, c’est le plus des hommages. À La Défense Arena, les gens applaudissent et se réjouissent du concert. Un changement considérable par rapport à leur passage au Download Festival. Si comme nous vous avez assisté à ce concert en 2017, vous avez peut-être vécu l’un des derniers en présence de Chester. Un concert marquant du fait d’un mauvais accueil du public qui n’avait pas hésité à huer le groupe sur scène. Apparemment, les gens ont changé de discours suite au décès du leader de Linkin Park. Hypocrisie ou prise de conscience ? Ici le public était bien différent de celui de ce fameux festival (qui n’existe plus en France). Une nouvelle ère Avec l’arrivée d’Emily Armstrong, Linkin Park signe une nouvelle ère et le public sait aussi en être reconnaissants. Même si cela a clairement été la guerre pour obtenir des places pour ce concert de la tournée From Zéro World Tour. Depuis les gradins nous pouvions déjà observer au moins trois catégories différentes en fosse. Cependant, tout le monde semblait ravis d’être ici.  Mike Shinoda a gardé un sourire aux lèvres la plupart du temps, partageant une belle complicité avec Emily sur scène. Cette dernière reste tout de même par moments sur la réserve, laissant le public chanter et rendre hommage. Ainsi, la chanteuse a su garder un équilibre de présence sur scène tout en ayant à l’esprit que le public avait besoin de rendre faire ses adieux avant de tourner la page. Car même si Linkin Park restera a jamais marqué par cette tragédie et perte immense, leur évolution et joie sur scène reste à souligner. Leur setlist a su mettre en valeur les titres phares du groupe tels que Crawling, Burn It Down ou encore One Step Closer. Elle était d’ailleurs divisée en quatre actes différents, laissant le groupe nous interpréter 28 titres. Un retour sur scène marqué par la reconnaissance et l’hommage. Le temps était en lévitation durant des morceaux piano / voix uniquement comme pour Lost qui marquera l’acte III de la setlist avant de se faire rattraper par Breaking the Habit et What I’ve Done.  L’acte IV lui est quant à lui vraiment marqué par les morceaux les plus forts à vivre en concert de Linkin Park (selon nous) : Numb et In the End. Soit les grands classiques indémodables du groupe. Le rappel marque la cohésion entre les anciens et nouveaux morceaux. Dont le single Heavy is the Crown, interprété la veille à Londres pour la sortie du jeu League of Legends. Le concert s’est terminé en beauté avec Bleed It Out (Minutes to Midnight, 2007). Album qui aura marqué une génération entière avec des titres comme What I’ve Done, Shadow of the Day, ou encore Given Up. Un nouvel album très bientôt … N’oublions pas qu’en plus de leur tournée, Linkin Park sont retournés en studio. En plus des deux nouveaux singles (Over Each Other et Heavy is the Crown) ils nous reservent de nombreux autres titres. Leur nouvel album From Zero sort le 15 novembre prochain ! Et vous, qu’attendez vous pour voir (ou revoir) Linkin

Dire Straits Experience au Zénith de Lille

Les amateurs de riffs de guitares se sont retrouvés au Zénith de Lille le 9 novembre pour The Dire Straits Experience. Un groupe hommage formé par le saxophoniste Chris White. Samedi 9 novembre 2024, The Dire Straits Experience s’est produit au Zénith de Lille dans le cadre de leur tournée Shiver in the dark. Retour sur une soirée sous le signe des riffs de guitares. Gaëlle Buswel Avec déjà quatre albums au compteur, l’artiste Gaëlle Buswell a été choisie pour ouvrir les dates françaises de The Dire Straits Experience. Un choix judicieux puisqu’elle propose un set d’une petite demie-heure seule en scène avec sa guitare. De quoi attirer l’attention entièrement sur sa performance. Tout au long de son set, la chanteuse interprètera des titres telles que Lya (issu de son album Black To Blue) ou encore Jealousy. Pour clore son passage, Gaëlle interprète Save My Soul avec en guise d’accompagnement son pied et ses mains pour battre le rythme. De quoi nous rappeler les premieres heures du blues ou aucun instrument n’était nécessaire pour vous prendre aux tripes. Car c’est ce qu’elle a réussi à faire ce soir. D’ailleurs, le public n’a pas hésité à donner de la voix, reprenant le refrain à chaque signe de la chanteuse. Nul doute que ce soir, Gaëlle Buswel est repartie de Lille avec de nouveaux fans à son compteur. Si vous ne la connaissez pas encore, la chanteuse a déjà eu l’occasion d’ouvrir des concerts pour Ringo Starr (The Beattles) et ZZ Top. Gaëlle Buswell, Zenith de Lille | ©RainePhotographie Gaëlle Buswell, Zenith de Lille | ©RainePhotographie Gaëlle Buswell, Zenith de Lille | ©RainePhotographie The Dire Straits Experience : la musique au premier plan Au premier abord, The Dire Straits Experience donne l’impression d’assister à un buff entre musiciens. Si vous êtes venus dans l’espérance d’entendre note pour note les versions albums des titres phares de Dire Straits, ce concert n’est pas fait pour vous. Ici, la musique est au premier plan. Si l’on retrouve les riffs intemporels du groupe, les 7 musiciens s’autorisent quelques écarts afin de faire durer les morceaux. Ce qui permet également de les faire vivre d’une nouvelle manière tout en respectant les codes Dire Straits. Bien sûr, tout comme les fans présents ce soir, nous sommes ravis d’avoir pu entendre en live Walk of Life, Romeo & Juliet, Brothers In Arms ou encore Sultans of Swings et l’incontournable Money For Nothing. Des titres attendus au Zénith de Lille au vue de la réaction du public. D’ailleurs, parmi les spectateurs certains ont fait le voyage depuis l’étranger puisque devant la salle et derrière nous dans le public, de l’anglais résonnait dans nos oreilles. Comme quoi, même s’il s’agit d’un Tribute Band, The Dire Straits Experience fait se déplacer les foules. À noter que The Dire Straits Experience n’est pas n’importe quel tribute band puisque le saxophoniste Chris White été l’un des membres de Dire Straits entre 1985 et 1992. De quoi réjouir les fans qui ont pu le voir passer du saxophone à différents cuivres durant le concert. L’occasion également de découvrir sur scène le chanteur et guitariste Terence Reis dont la performance nous a subjugué. Car si Mark Knopfler a laissé une marque indélébile de sa voix et ses guitares, Terence n’a rien à lui envier. Terence Reis, DSE, Zénith de Lille | ©RainePhotographie Terence Reis, Richard Barrett et Yoyo Buys, DSE, Zénith de Lille | ©RainePhotographie Chris White, DSE, ZénIth de Lille | ©RainePhotographie Un public en demi teinte En termes d’ambiance, le Zénith de Lille n’était pas paré de son ambiance des grands soirs. De ci de là, quelques personnes se levaient et dansaient, mais globalement, c’est un public lillois particulièrement sage et venu se détendre en musique qui était présent ce soir. Il aura fallu attendre Sultans of Swings pour que certains décident de quitter leurs sièges et se rendent devant la scène afin de se déchaîner. Soit 2 titres avant la fin du concert.  Qu’on se le dise, si aujourd’hui les jeunes sont largement critiqués pour leur utilisation massive des téléphones lors de concerts, on peut vous assurer que ce soir, alors qu’ils ne faisaient pas partis de l’audience, de nombreux écrans étaient visibles depuis le public. Comme quoi, il ne s’agit pas d’une affaire de génération ! Richard Barrett, DSE, Zénith de Lille | ©RainePhotographie DSE, Zénith de Lille | ©RainePhotographie Chris White et John Maul, DSE, ZénIth de Lille | ©RainePhotographie Et vous, avez-vous assisté à un concert de The Dire Straits Experience ? Raine Co-fondatrice | Photographe | Rédactrice MES ARTICLES SAEVIN Co-fondateur | Photographe | Rédacteur MES ARTICLES SUGGESTION D’ARTICLES SUR LE MÊME THÈME Email Subscribe You have been successfully Subscribed! Ops! Something went wrong, please try again. Facebook Twitter Instagram Tiktok Spotify Linkedin

Bouquet Final : Voyou clôt sa tournée en beauté

Voyou ouvre son Bouquet Final dans la ville de son enfance ! Samedi 21 septembre 2024, Voyou a présenté son premier Bouquet Final à l’Aéronef. Un instant de douceur et partage avec le public lillois venu en masse. Retour sur la soirée ! Voyou & Friends En guise d’ouverture de son Bouquet Final, Voyou nous propose un set acoustique particulier. Après avoir interprété Voyage, le chanteur offre à ses musiciens une superbe mise en valeur. Car Voyou n’est pas seulement accompagné de musiciens additionnels mais de véritables artistes. Et ce soir, chacun aura droit à son moment. Le premier à s’élancer est Rémi Klein. Habituellement derrière un synthé, ce soir, il passe à la guitare afin de nous interpréter une très belle composition personnelle : Ring the Bell. Puis, c’est au tour de Laura Etchegoyhen. Multi-instrumentiste originaire du pays-basque, sa composition l’hiver, accentue les voix qui s’harmonisent parfaitement. Ainsi, tous nous offrent un moment suspendu au fil de leurs lèvres. De son côté, Jean Thevenin (alias Jaune) prouve qu’il est parfaitement possible d’allier chant et batterie. S’il a délaissé la sienne le temps de ce set acoustique, on découvre ce soir son univers avec son titre le plancton. Enfin, la bassiste, compositrice et interprêtre Laure Sanchez nous offre également l’une de ses compositions personnelles. Tout ce petit monde conclu ensuite avec Carnaval. Rémi Klein, Bouquet Final, Aéronef, Lille | ©RainePhotographie De gauche à droite : Laure Sanchez, Rémi Klein, Laura Etchegoyhen, Voyou, Jean Thevenin, Bouquet Final, Aéronef, Lille | ©RainePhotographie Jean Thevenin, Bouquet Final, Aéronef, Lille | ©RainePhotographie Rose & Punani font le show À peine le temps de nous remettre de nos émotions que la soirée continue avec le drag show de Rose & Punani. Car qui de mieux pour un Bouquet Final que la participation de Rose dans une tenue donnant l’impression d’un bouquet vivant ? Après une superbe entrée en la matière sur Last Dance (Donna Summer), le duo nous donne les résultats de la tombola organisée par Voyou. Et le chanteur n’a pas fait les choses à moitié puisque les lots comportaient des places de concerts pour la prochaine tournée, des lithographies dédicacées ou encore un album « très rare » pressé par Voyou lui-même. L’humour décapant de Rose et Punani fait largement rire la salle. D’ailleurs, on remercie Punani pour sa petite pique concernant la nouvelle formation du gouvernement. Suivant les résultats de la tombola, cette dernière nous offre un lip sync incroyable sur New-York still alive (Shirley Bassey). Puis, c’est au tour de Rose de se lancer dans une remise de prix avec imitation de plusieurs chanteuses francophones. Parmi elles, Vanessa Paradis, Céline Dion et Véronique Sanson. Sans parler de son hilarante reprise de Djadja (Aya Nakamura) par Dalida. Punani, Bouquet Final, Aéronef, Lille | ©RainePhotographie Bouquet Final, Aéronef, Lille | ©RainePhotographie Rose & Punani, Bouquet Final, Aéronef, Lille | ©RainePhotographie Le concert Afin de poursuivre la soirée Bouquet Final, Voyou nous offre un set plus électrique et parfaitement représentatif de son univers. D’un côté, certains rythmes nous font danser (D’amour et d’insouciance) lorsque d’autres nous laissent en écoute active. Si Vanessa Paradis ou November Ultra ne sont pas de la partie à Lille, Pi Ja Ma a rejoint Voyou pour deux titres dont Les tétons. Morceau qu’ils interprètent pour la première fois sur scène et dont Voyou admet ne pas s’être souvenu de toutes les paroles en répétition. Et Pi Ja Ma de poursuivre, en affirmant qu’à Lille, on aime les tétons. Sur scène, l’alchimie entre les deux artistes se transmet facilement au public. Public qui sera remercié plus tard dans la soirée pour son oreille bienveillante avant que le chanteur n’interprète Une île. Pourtant, on peut affirmer que l’écoute n’était pas à 100% attentive puisque les spectateurs de l’Aéronef on du réclamer le silence lorsque Voyou s’est présenté seul devant nous au piano. Heureusement, rien qui ne puisse perturber le chanteur qui prend les cris à la rigolade après qu’un homme se soit fait huer par l’entièreté de la salle. Alors que la fin du concert approche, on sent combien Voyou est ému par ce Bouquet Final et ses retrouvailles avec les gens du Nord. Car s’il est une chose que l’on peut affirmer, c’est que Voyou porte un véritable amour pour ses origines. Alors quoi de mieux que sa chanson, Lille pour clore la soirée ?  Voyou, Bouquet Final, Aéronef, Lille | ©RainePhotographie Voyou, Bouquet Final, Aéronef, Lille | ©RainePhotographie Laure Sanchez, Bouquet Final, Aéronef, Lille | ©RainePhotographie Exposition, tatouages,… Arrivés à l’ouverture des portes, nous en avons profité pour flâner un peu dans l’Aéronef. En bas avaient été installé le merch ainsi que l’exposition de Voyou et Cyril Pedrosa. Exposition qui nous a permis de comprendre l’univers du chanteur mais aussi la façon dont ont été fait les artwork autour des Royaumes Minuscules. Il nous faudra ensuite gagner la mezzanine pour la suite des festivités. Ce qui nous a un peu étonné puisque l’on s’attendait à ce que tout soit centré au même endroit. Comme prévu, Fishstick était de la partie afin de tatouer celles et ceux qui le désiraient. D’ailleurs, Voyou avait lui-même dessiné une planche complète d’adorables tatouages. On l’avoue, il a été difficile de ne pas craquer pour l’un d’eux ! Les spectateurs ont également pu glaner des vêtements en se rendant au coin friperie qui se tenait juste à côté. Planche de dessins réalisés par Voyou pour des tatouages. ©fishstick.tattoo Et vous, allez vous assister au Bouquet Final de Voyou ? RAINE Co-fondatrice | Photographe | Rédactrice MES ARTICLES SAEVIN Co-fondateur | Photographe | Rédacteur MES ARTICLES SUGGESTION D’ARTICLES SUR LE MÊME THÈME Email Subscribe You have been successfully Subscribed! Ops! Something went wrong, please try again. Facebook Twitter Instagram Tiktok Spotify Linkedin

La ferveur Star Academy de retour !

Les 18 et 19 mai 2024, la Star Academy a enflammé le Zénith de Lille avec quatre shows en deux jours ! 16 ans après la dernière tournée, la ferveur Star Academy est de retour ! Parmi les 68 dates de la tournée, un nouvel arrêt au Zénith de Lille pour pas moins de quatre dates en deux jours.  Un succès clairement renouée puisque les académiciens ont réussi à faire salle comble. Louis Albi s’affirme ! La Star Academy étant une histoire de famille, ce soir, la première partie est assurée par l’un des finalistes de la saison précédente, Louis Albi. Lui dont la promotion n’avait pas eu sa propre tournée Star Ac a aujourd’hui la chance de savourer l’engouement du public pour l’émission. Cependant, on trouve dommage que tout le monde n’ait pas été logé à la même enseigne. Car si vous assistiez à la séance de 15h, point de première partie. Dans le sillage de Louis, un vent de générosité et bienveillance. De quoi nous mettre de bonne humeur avec cinq titres issus de son premier album, Pleurer de Joie (2023) que nous avions eu l’occasion d’entendre dans son entièreté lors de son passage par La Bulle Café en novembre 2023. Ce soir, la scène lui offre tout l’espace dont il a besoin pour se libérer, révélant une personnalité aussi solaire que sincère avec un trait d’humour. Il nous a d’ailleurs assuré « s’amuser énormément » lors de ces premières parties. On vous l’assure, depuis ses quelques dates l’an dernier, Louis Albi s’est affirmé ! On espère donc qu’il aura l’occasion de se produire sur des scènes lui permettant de se lâcher aussi bien que ce soir à Lille ! À noter que Louis Albi se produira à la Arras Pride Festival le 8 juin prochain. Vous pourrez d’ailleurs y retrouver le même jour Margot Abate. Il sera aussi à nouveau sur plusieurs dates de la Star Academy entre le 12 juin (Angers) et le 7 juillet (Bruxelles). Dont le 6 juillet au Gayant Expo de Douai.  Louis Albi, Zénith de Lille | ©Raine Louis Albi, Zénith de Lille | ©Raine Louis Albi, Zénith de Lille | ©Raine L’essence Star Academy sur scène Lorsque l’on évoque la Star Academy, on pense chant mais aussi danse. Un point particulièrement mis à l’honneur durant tout le show proposé par la promotion 2023. De la chorégraphie de leur hymne, Au bout de mes rêves, à de nombreux tableaux, les académiciens enchaînent sans la moindre fausse note. Mention spéciale pour Djébril dont l’évolution scénique nous a impressionné. On le retrouvera même dans les airs pour une interprétation de Diamonds (Rihanna). Cette tournée revisitant les meilleurs moments de la saison, on retrouve des duos marquants tels que L’effet de masse (Candice et Axel) ou Shallow (Héléna et Pierre). Nous sommes également ravis de voir qu’après avoir laissé Kid (Eddy de Pretto) à Djébril lors d’un prime, Axel a désormais la possibilité de l’interpréter en duo durant cette tournée ! C’est aussi l’occasion de (re)voir quelques tableaux créés pour le télé-crochet de TF1. Ainsi, Candice et Pierre interprètent You’re the one that I want (Grease) tandis que Héléna, Djébril et Lénie chantent L’Assasymphonie. On ne pouvait non plus passer à côté du medley Michael Jackson qui avait marqué la saison. S’il arrive que d’autres académiciens rejoignent Héléna afin d’interpréter Popcorn Salé (Santa), ce soir, aucun invité ne s’est montré. C’est donc Julien qui a rejoint Héléna afin de chanter le titre sous une pluie de neige artificielle. Héléna et Julien, Zénith de Lille | ©Raine Candice, Pierre, Julien, Djebril, Héléna, Axel et Lénie, Zénith de Lille | ©Raine De droite à gauche : Djebril, Candice, Julien et Pierre, Zénith de Lille | | ©Raine Un public au rendez-vous On ne va pas mentir, il y a une véritable ferveur autour de cette tournée Star Academy. Si nous avons l’habitude du public nordiste à la réputation sans faille, ce soir, le Zénith de Lille était plus survolté que jamais. À tel point que nous nous sommes demandés si nous étions bien face à la Star Academy ou devant une star internationale ! Les académiciens ont reçu une véritable vague d’amour de la part des lillois. Et on ne peut qu’imaginer l’effet que cela doit faire multiplié par 4 ! Chaque intermède voit certain•e•s déclamer leur amour pour tel ou tel artiste. Tous sont touchés, et ça se voit ! Au vue de l’ambiance, le grand gagnant de cette saison, Pierre, décide même de tourner son prochain clip au Zénith de Lille. Après avoir interprété son premier single, Ceux qu’on était, Pierre offre ainsi son nouveau titre, Nous on sait. Toujours dans le but de supporter les projets personnels des académiciens, Axel a pu voir des centaines de coeur sur lesquels étaient inscrit « Chante plus fort » – en écho à son premier single Chante – s’élever dans la salle. Un joyeux anniversaire à son intention montera également du public -même s’il n’est que le lendemain -. À noter que Hélena et Julien ont également eu l’occasion de présenter leurs propres singles. Plus tard, alors que Lénie interprète Ne Me Jugez Pas (Camille Lellouche), des feuilles sont brandis en fosse et gradins avec son visage dans un coeur couplé d’un merci. En terminant par Famille, les académiciens englobent d’ailleurs les spectateurs dans la grande famille qu’est la Star Academy. Retrouvez ici toutes nos photos de la soirée ! Et vous, comptez-vous participer à la ferveur Star Academy ? RAINE Co-fondatrice | Photographe | Rédactrice MES ARTICLES SAEVIN Co-fondateur | Photographe | Rédacteur MES ARTICLES SUGGESTION D’ARTICLES SUR LE MÊME THÈME Email Subscribe You have been successfully Subscribed! Ops! Something went wrong, please try again. Facebook Twitter Instagram Tiktok Spotify Linkedin

Live Report : Taylor Swift à la Défense Arena

Du 9 au 12 mai 2024, Taylor Swift est venue présenter sa nouvelle version du Eras Tour à La Défense Arena. Retour sur l’un des événements les plus attendus de l’année ! C’est face à 45 000 personnes par soir que Taylor Swift a fait le show pendant près de 3h15 ! Un spectacle à couper le souffle, tant par la prestance de la chanteuse américaine que par ses tenues et les chorégraphies parfaitement exécutées de ses danseuses et danseurs. Nous y étions les 4 soirs et avons encore du mal à redescendre ! The Eras Tour : la tournée fantasmée par les fans La mise en vente des billets pour le Eras Tour a fait plus de déçus que de chanceux. Il faut dire que le nombre de fans espérant obtenir leur précieux sésame était démesuré ! Selon Bathilde Lorenzetti (patronne de La Défense Arena), un million de connexions ont été recensées par concert. Une jauge bien au-delà des 45 000 places disponibles à la Défense Arena, alias, la plus grande salle couverte d’Europe. Cette très forte demande s’explique notamment par le fait que Paris soit la première ville du monde à découvrir les chansons du très attendu The Tortured Poets Department. Album sorti seulement quelques jours avant le passage de la star américaine en France. La tournée Européenne se voit donc affublée d’une nouvelle Era. Car, comme l’expliquera Taylor au début du concert, le Eras Tour a pour but de revisiter toute sa discographie, soit 18 ans de musique « One Era at a time ».  Parmi les fans de Taylor Swift à Paris, près d’un tiers des spectateurs venaient de l’étranger. De quoi faire rager les fans français de la chanteuse dont le dernier passage en France remontait à 2011. Quelques fans aux regards désespérés ont donc tenté leur chance avec des pancartes « Cherche 1 place » tout le long de la file d’attente. Pendant ce temps, d’autres – une cinquantaine – ont passé la nuit devant l’Arena, désireux de se retrouver au plus près de l’artiste. Hors de question cependant de ne pas respecter le dress code des Swifties : paillettes, sequins, chapeaux ou encore tenues selon certaines Eras. On vous l’assure, il y en avait pour tous les goûts et les couleurs ! Taylor Swift, La Défense Arena, Paris | ©Melanie Pierrat Par amour Paris Lors du tour américain de Taylor Swift, de nombreuses étoiles montantes de la scène pop ont foulé la scène du Eras Tour. Parmi elles : Gracie Abrams, Girl in Red, Haim, Phoebe Bridgers, Beabadoobee, Muna, Gayle, Owenn et Sabrina Carpenter. Une liste d’artistes très qualitative dont certaines font parties de nos coups de coeur !  Cependant, pour l’ouverture de son show en Europe, Taylor Swift  s’est tournée vers l’une de ses amies de longue date : Hayley Williams. Une nouvelle qui a ravit les fans de Paramore. D’autant plus que le groupe n’avait pas joué en France depuis leur Olympia en janvier 2018 avec leur After Laughter Tour ! Alors merci Taylor Swift sans qui on espèrerait encore le retour du groupe. Mais après tout… Si l’on fait un mix des mots « Paramore » et « Taylor » cela donne « Partay » alors… Let’s Partay ! (faisons la fête) Lors de ces quatre soirs en première partie du Eras Tour, Paramore a principalement joué des titres très pop. Un fait sûrement dû au virage musical effectué avec de la sortie de After Laughter (2017). Soit l’album le plus pop du groupe et très loin des sons pop punk de All We Know Is Falling ou encore Riot!. En France, leur set ne comportera d’ailleurs qu’un titre de ce dernier, That’s What You Get. Parmi les titres joués, on compte aussi Brick By Boring Brick, ou encore le tant attendu (par les vampires) Decode qui sont extraits de l’album Brand New Eyes (2009). Des sons plus pop que rock tels que Still Into You ou Caught In The Middle posaient quant à eux l’ambiance pendant que Hayley Williams (chanteuse) dansait toujours aussi bien sur scène accompagnée de ses acolytes Taylor York (guitariste) et Zac Farro (batteur). Sans oublier le doux morceau, The Only Exception, qui aura permis (entre autres) à Hayley de pouvoir davantage montrer sa puissance vocale à la Défense Arena.  Ces ouvertures de concerts pendant quatre soirs de suite étant remplies d’énergie et d’entrain de la part de Paramore, le public ne pouvait qu’être ravi. Ce, qu’il soit familier ou non de Paramore ! Paramore, La Défense Arena, Paris | ©Melanie Pierrat Paramore, La Défense Arena, Paris | ©Melanie Pierrat Un show hors compétition Taylor Swift n’est pas connue pour faire les choses dans la mesure et le Eras Tour n’y échappe pas ! Peu avant le début des festivités, un compteur s’affiche sur l’écran principal, annonçant qu’il ne reste plus que quelques minutes d’attente ! Dans l’Arena, la tension monte et les fans se mettent à crier alors que l’on se rapproche dangereusement de zéro ! L’entrée en scène de Taylor est encore plus surprenante en vrai qu’au cinéma ! Nous étions au Grand Rex pour la diffusion du Eras Tour l’an dernier et le live n’a rien à envier aux salles obscures. Les frissons nous parcourent déjà lorsque quelques danseurs s’avancent sur la scène, portant comme des coquillages ou des pétales de fleur géantes qu’ils manient avec élégance. Se repliant tous sur eux-mêmes, ils cachent l’entrée de Taylor Swift sur scène pour ensuite la révéler aux yeux de tous, comme un bourgeon qui fleurit enfin ! Le sourire sur les lèvres de la chanteuse est communicatif. Sa présence nous fait oublier tout le reste alors qu’elle commence avec une version courte de Miss Americana & the Heartbreak Prince. Même si vous ne connaissez pas les paroles, vous serez directement happé.e tant l’ambiance et la prestance de la chanteuse sont extraordinaires ! La salle entière résonne et enchaîne directement avec Cruel Summer, dont le premier bridge de la soirée sera hurlé par tous ceux dont la chanson leur est familière ! Il faut dire que l’américaine est réputée pour ses bridges très catchy, et nous plaidons coupables car on adore tout autant ces passages ! Taylor Swift, La Défense Arena, Paris | ©Melanie Pierrat Dès le début du

Clap de fin pour le Printemps de Bourges

NEJ et M.Pokora clôturent la 47e édition du Printemps de Bourges ! Dimanche 28 avril 2024, l’univers de la pop urbaine RnB s’est invité sur la scène du W pour clôturer en beauté ces 5 jours de festivités au sein de la ville de Bourges. NEJ En début d’après-midi, un set rempli de bonnes ondes, de sincérité et de pureté a pris place sur la scène du W. Dès son arrivée, la chanteuse NEJ a déclenché les foules ! Enchaînant les titres en français et en arabe, elle n’a laissé personne indifférent avec cette voix presque angélique et ses titres ambiançants. Après le succès phénoménal de Paro sur les réseaux sociaux – qui cumule à l’heure actuelle plus de 16 millions d’écoutes sur les plateformes de streaming -, NEJ s’est produite pour la première fois au Printemps de Bourges. Une nouvelle qui n’est pas passée inaperçue puisque ses fans étaient au rendez-vous, connaissant toutes les paroles du nouveau phénomène français. NEJ, Printemps de Bourges 2024 | ©ByKahina M.Pokora En fin de journée, le Printemps de Bourges s’est clôturé de façon endiablé avec un adepte du festival : M. Pokora. Pour fêter ses 20 ans de carrière, et après une vingtaine de dates de sa tournée Épicentre Tour, le chanteur a décidé de faire un arrêt dans plusieurs festivals dont le premier stop au Printemps de Bourges !  L’occasion pour le public de (re)découvrir des tubes emblématiques tels que Juste une photo de toi, Pas sans toi, ou encore – pour les fans de la première heure -, Dangerous. Bien sûr, M.Pokora a alterné avec des titres de son nouvel album comme Fahrenheit et Tombé. Sur scène, c’est bien plus qu’un concert, c’est un vrai show ! Chant, danse, effets pyrotechniques, échanges avec le public, M.Pokora est LE showman français et ne fait aucune différence entre les concerts et les festivals. La scénographie, l’implication, l’énergie sur scène et avec son public, tout est pareil ! Après plus d’1h de show à enchaîner les titres et les chorégraphies sur ses titres les plus connus, s’il y a bien une chose qu’on a retenu de lui ce jour-là, c’est l’amour pour son métier et la reconnaissance envers ses fans, avec sa phrase fêtiche : “Avec le cœur, toujours”. M.Pokora, Printemps de Bourges 2024 | ©ByKahina M.Pokora, Printemps de Bourges 2024 | ©ByKahina Si vous souhaitez voir des shows à l’américaine en France, la tournée Épicentre Tour de M.Pokora n’est pas terminée et passera dans les plus grands festivals et salles françaises jusqu’à l’été 2024. QUE PEUT-ON RETENIR DE CETTE ÉDITION 2024 ? Après ces quelques jours de festivités dans la ville de Bourges et les 130 concerts organisés sur les différentes scènes au sein du festival, le Printemps de Bourges s’est terminé sur deux concerts exceptionnels au dispositif encore méconnu, dont nous n’avons pas encore parlé. En effet, les deux concerts qui ont eu lieu ce jour-là, dimanche 28 avril, étaient entièrement chant-signés par Aurélie NAHON et Perrine DIOT, deux interprètes en LSF (Langue des Signes Françaises) de l’association 10 Doigts en Cavale. Un dispositif qui a permis à un plus grand nombre de spectateurs de profiter de ces concerts. Des concerts accessibles à tous et pour tous. Et vous, serez-vous au rendez-vous pour la prochaine édition du Printemps de Bourges ? BYKAHINA Photographe | Rédactrice MES ARTICLES SUGGESTION D’ARTICLES SUR LE MÊME THÈME Email Subscribe You have been successfully Subscribed! Ops! Something went wrong, please try again. Facebook Twitter Instagram Tiktok Spotify Linkedin

Zazie : un concert entre amour, humour et société

La pétillante Zazie s’est produite au Sébastopol de Lille 3 soirées d’affilées ! Mercredi 24 avril, Zazie a investi le Théâtre Sébastopol de Lille avec son Air Tour pour trois soirées à guichet fermé. Un excellent moment entre chansons, et humour ! Max Novik Originaire du Nord, Max Novik s’est fait remarqué lors de son passage dans la saison 12 de The Voice. Suite à son élimination durant les cross-battle, sa coach – qui n’était autre que Zazie -, lui avait promis de ne pas le lâcher. Promesse largement tenue puisqu’après avoir assuré les premières parties de la chanteuse à Caen, Rennes et Paris lors de ces passages en Zénith, Max s’est retrouvé pour deux soirs de suite à se produire sur la scène du Théâtre Sébastopol. En guise de clin d’oeil à son aventure dans le télécrochet, Max Novik débute son set par la « chanson avec laquelle tout à commencer » : Creep. Une reprise de Radiohead qui nous met immédiatement dans le bain. Profitant d’être dans sa région natale, le chanteur annonce en avant première la sortie de son prochain single, Rien n’est clair (disponible depuis le 3 mai). Toujours dans le but de faire le lien entre lui et le public, Max Novik a également demandé au public d’allumer les flash de leurs téléphones durant son dernier titre. Max Novik, Théâtre Sébastopol, Lille | ©Raine Max Novik, Théâtre Sébastopol, Lille | ©Raine Max Novik, Théâtre Sébastopol, Lille | ©Raine Zazie : Ça commence en backstage Quel titre était plus approprié que Ça Commence pour débuter la soirée ? Chanson dans laquelle Zazie parle des tournées. Puisqu’elle y évoque le fait de commencer en coulisses, c’est de là que la chanteuse interprète la majeure partie de ce premier titre. On regrette seulement de ne pas avoir un écran la présentant face au miroir dans les loges dont elle parle dans la chanson afin que le public puisse la voir hors scène plutôt que de simplement l’entendre. On admet, après avoir vu les possibilités offertes hors scène, notamment grâce à la prestation d’Eddy de Pretto sur son Crash Tour, on en deviendrait presque exigeant. Bien sûr, on en veut absolument pas à Zazie qui se suffit largement à elle même et n’a pas besoin de mise en scène spécifique pour transmettre des émotions. De plus, on est certain que ce choix à simplement permis aux fans d’être d’autant plus dans une position d’attente de leur artiste favorite sur scène. Air Tour : reflet de la société Le Air Tour est un parfait écho de la société actuelle. Bien que datant de 2007, J’étais Là trouve encore une parfaite résonance face au monde qui continue de s’agiter sous nos yeux sans que nous puissions rien y faire. En appui, la chanteuse en rajoute une couche à travers Gilles qui évoque l’extrême droite ainsi que la guerre entre l’Ukraine et la Russie. Une situation qui l’effraie au point de développer un symptôme Gilles de la Tourette. En rapport à cette dernière, Zazie rit du fait d’avoir écrit des textes « dépressifs » ces 15 dernières années. Point que le COVID et les conflits n’ont fait que renforcer. Elle déconseille alors d’écrire un texte tout en regardant le JT sous peine d’obtenir « une mélodie bien mais un texte affligeant« . Ce qui nous a fait beaucoup rire. Plus généralement, la setlist appuie sur nos angoisses et peurs. De On éteint à Tais-toi en passant par Où allons-nous et Les lendemains qui déchantent, la société en prend pour son grade. Bien sûr, l’écologie tenant toujours une part importante dans le coeur de Zazie, on ne pouvait passer à côté du superbe Je suis un Homme. Zazie, Théâtre Sébastopol, Lille | ©Raine Une histoire d’amour entre le Nord et Zazie Pour ce premier soir au Théâtre Sébastopol, Zazie n’a pas caché son plaisir à venir jouer à Lille. Un rendez-vous qu’elle attendait impatiemment, admettant avoir compté les jours avant ces retrouvailles. Et on la comprend car le public nordiste lui rend particulièrement bien son affection dès le début du show, entonnant un joyeux anniversaire collectif. Ce, même si en réalité l’anniversaire de la chanteuse était la semaine précédente. Tout au long de la soirée, le lien unissant les lillois et la Zazie sera indéfectible. Quelque part, un enfant déclame son amour à la chanteuse qui lui répond aussitôt. Une vague d’amour monte alors de part et d’autre du théâtre. Preuve que la chanteuse se soucie de son public, elle explique s’être assurée que les personnes assises au 2e balcon du théâtre puissent tout de même voir à minima leurs têtes lors d’un set acoustique. Une délicate attention que l’on apprécie car souvent, ces places sont attribuées aux plus démunis.  Plus tard, Zazie n’hésite pas à spécifier que ses fans lui envoient des courriers pour lui parler de tout et de rien, comme si elle faisait partie intégrantes de leurs familles. Elle évoque également ceux qui, plus véhéments, ne veulent plus venir à ses concerts car elle n’a pas joué « leur chanson« … sans mentionner le titre en question. Elle poursuit, espérant que le titre à venir fera plaisir au public du théâtre Sébastopol. À peine les premiers accords de J’envoie Valser débutés, la foule clame son contentement. Zazie en profite alors pour venir au plus près de son public, se baladant dans l’allée centrale du parterre. Là, elle prend notamment le temps de saluer les quelques personnes handicapés présentes dans l’assemblée, ce qui nous fait chaud au coeur tant elles sont souvent oubliées. Édith Fambuena (guitare) et Zazie, Théâtre Sébastopol, Lille | ©Raine Humour toujours Bien que la setlist aborde majoritairement des thèmes que l’on ne pourrait qualifiés de joyeux, on peut compter sur l’humour de Zazie pour palier. Entre sa complicité avec ses musiciens et ses anecdotes, la chanteuse ne cesse de nous faire rire. C’est d’ailleurs ce qu’on apprécie chez elle. La capacité d’écrire des textes forts couplé à un humour décapant. En point culminant, un set acoustique où Zazie présente ces backliners en leur inventant des métiers improbables. On vous met au défi

Live Report : Lescop au Grand Mix

Venu présenter son 3e album, Rêve Parti, Lescop a enchanté Le Grand Mix avec sa Cold Wave. Vendredi 29 mars, la Cold Wave était à l’honneur au Grand Mix (Tourcoing) avec Josy Basar et Lescop. Retour sur une soirée où le public était particulièrement dissipé. Josy Basar Il est un peu plus de 20h lorsque Josy Basar fait son entrée sur la scène du Grand Mix. Tout droit venu de Metz, le chanteur donne immédiatement le ton avec des titres dont Lescop semble être l’influence. L’avoir choisi comme première partie est donc tout à fait logique. D’ailleurs, il y a si peu de lumière pour l’éclairer qu’on s’est revus plus de 10 ans plus tôt lors de notre premier concert de Lescop ou le chanteur était très mal éclairé. Ce qui leur fait un second point commun. Mais revenons-en au sujet principal ! Timide, Josy Basar prend tout de même le temps de nous parler entre les morceaux afin de nous donner des indications sur ses titres. Il parvient même à nous faire rire à l’annonce d’Opossum. Comment ? Tout simplement en annonçant que la prochaine chanson comme étant pour les moins de trente ans, de trente ans et plus. En somme, une chanson sur la dépression. Comme quoi, il est encore possible de rire tout en parlant de santé mentale ! On retient également Voyageur sédentaire que Josy Basar décide d’interpréter en déambulant dans le public du Grand Mix. Un titre qui nous a d’ailleurs fait largement pensé à ceux que l’on pourrait retrouver dans les films de Xavier Dolan.  Josy Basar​, Le Grand Mix, Tourcoing | ©Raine Josy Basar​, Le Grand Mix, Tourcoing | ©Raine Josy Basar​, Le Grand Mix, Tourcoing | ©Raine Lescop : un artiste qu’on suit depuis des années Lescop est le genre d’artistes que nous suivons depuis ses débuts en solo courant 2012 avec « La Forêt ». Bien sûr, nous connaissions déjà le chanteur puisque nous avions eu l’occasion de le voir avec Asyl en première partie d’Indochine quelques années auparavant. D’ailleurs, le chanteur a notamment co-écrit pour ces derniers des titres comme Les Portes du Soir, et plus récemment, Traffic Girl.  Plus récemment, Mathieu Peudupin – de son vrai nom – s’est également lancé dans un nouveau groupe : Serpent. D’ailleurs, il s’agissait de notre premier concert post Covid à l’Aéronef. Vous comprendrez donc que dès que nous avons eu vent de son passage par Le Grand Mix fin mars, l’occasion de le revoir sur scène était trop belle. Lescop, Le Grand Mix, Tourcoing | ©Raine Lescop, Le Grand Mix, Tourcoing | ©Raine Lescop, Le Grand Mix, Tourcoing | ©Raine Un set centré sur Rêve Parti Le Grand Mix affiche quasi complet pour le retour de Lescop dans le Nord. On l’avoue, on ne s’attendait pas à ce que ce concert rassemble autant de monde. Surtout au vue du peu de personnes présentes dans la salle pour la première partie.  Histoire de donner le ton de la soirée, Lescop débute son set par 3 titres de son troisième album, Rêve Parti, sorti en février 2024. Ce soir, il en jouera d’ailleurs 10 sur les 13 que compte cet opus. À commencer par Elle, Exotica et La femme papillon. Il enchaîne ensuite avec un titre de son second album, Echo (2016), David Palmer. Nous avons également eu droit aux excellents La nuit américaine et Tokyo la nuit, tous deux issus de son premier opus, Lescop (2012). Bien sûr, le chanteur ne pouvait passer outre son nouveau single, Les Garçons qui rentre facilement dans la tête. A l’écoute du set, on peut vous affirmer que Lescop n’a jamais dévié puisque sa cold wave nous transporte dans cet univers si particulier dont on ne se lasse pas. D’ailleurs, nouveaux et anciens morceaux s’entremêlent à la perfection. Petite nouveauté, certains titres de Rêve Parti étant en duo, c’est sa bassiste Camille Frillex, qui prend le relai, partageant la scène avec le chanteur durant La femme papillon et La plupart du temps. Un échange que l’on savoure puisque l’on a eu l’habitude de voir l’artiste seul en scène. Le découvrir accompagné de musicien pour ce projet est donc une nouveauté qui nous a particulièrement plu. Lescop, Le Grand Mix, Tourcoing | ©Raine Lescop, Le Grand Mix, Tourcoing | ©Raine Camille Frillex, Le Grand Mix, Tourcoing | ©Raine Point négatif Malheureusement, tout n’était pas bon à prendre durant cette soirée. Dans ce cas, on ne parle pas de Lescop qui a été à la hauteur mais du public. En effet, si les premiers rangs étaient en pleine écoute, l’arrière de la salle était clairement dissipée. Au point d’entendre davantage les conversations des uns et des autres plutôt que l’artiste sur scène.  Que l’on bavarde entre les sets soit, mais durant toute la durée d’un concert… Pour nous, c’est une preuve d’irrespect envers les artistes. D’ailleurs, on ne comprend pas le concept de payer une entrée pour un concert et raconter sa vie durant tout un show plutôt que de simplement aller boire un verre dans un bar. Comme quoi, le respect se perd ! Même Lescop a remarqué à quelle point la salle était indisciplinée puisqu’il a décrit Le Grand Mix comme « bruyant ». Pour les uns, cela pourrait évoquer l’ambiance, pour nous, c’est clairement dans le sens le plus péjoratif.  Retrouvez ici toutes nos photos de la soirée ! @insouciantesmag Retrouvez nos photos du concert de @Lescop au Grand Mix (Tourcoing) #france #music #show #insouciantesmag #concertphotography #lescop #laforet #tourcoing #concert ♬ La forêt – Lescop Et vous, irez-vous voir Lescop en live ? RAINE Co-fondatrice | Photographe | Rédactrice MES ARTICLES SAEVIN Co-fondateur | Photographe | Rédacteur MES ARTICLES SUGGESTION D’ARTICLES SUR LE MÊME THÈME Email Subscribe You have been successfully Subscribed! Ops! Something went wrong, please try again. Facebook Twitter Instagram Tiktok Spotify Linkedin

Soirée nostalgique avec Kyo

Pour la seconde fois lors de cette tournée, Kyo a réussi à remplir le Zenith de Paris et ce à guichets fermés. Le 17 mars dernier, la tournée Le Chemin, 20 ans de Kyo s’est arrêtée au Zénith de Paris. Retour sur une soirée d’exception et de nostalgie ! Alice et nous Afin d’ouvrir la soirée, c’est Alice et Moi qui a performé sur la scène du Zénith de Paris. Autrice, compositrice et interprète française, elle a su nous transporter dans son univers aux sonorités électro-pop dès son arrivée. À noter que la jeune femme est une véritable touche à tout puisqu’elle supervise elle-même sa direction artistique, la réalisation de ses clips et son style vestimentaire. Si elle a débuté en 2017, c’est véritablement l’année dernière que l’artiste parisienne se fait remarquer avec son second album, Photographie (2023). On a également pu la retrouver lors d’un concert le 8 mars 2024 à la Cigale en tête d’affiche. N’oubliez donc pas le nom d’Alice et Moi car il s’agit là d’une grande artiste en devenir. Une entrée fracassante Avant que Kyo ne fasse son apparition sur scène, la tension monte grâce à des images rétrospectives de ces vingt dernières années. Images qui mettent clairement le public en haleine. Ainsi, leur entrée sur scène est fracassante !  Dès les trois premiers titres, le groupe pose les bases. Et quelles bases ! Trois titres, trois tubes. Le chemin, Je cours, et Dernière danse. On vous l’assure, le retour dans les années 2000 et bel et bien là. Mettre des mots sur l’émo (les maux) N’est-ce pas à travers les chansons que nous réussissons, pour la plupart, à extérioriser nos sentiments ? À nous sentir moins seuls ? Kyo l’avait parfaitement compris et a marqué une génération entière grâce à cela. Mettre des mots sur des maux donne un tout autre sens aux chansons.  Aujourd’hui, c’est indéniable, Kyo est un groupe emo français. Surtout au niveau des textes. Leur premier album éponyme sorti en 2000 n’avait pourtant à l’époque pas connu un franc succès… Cependant, le second album, Le chemin (2003) va faire exploser leur carrière jusqu’à ce qu’ils restent graver dans nos mémoires. C’est d’ailleurs cet album que Kyo a choisi de célébrer en l’interprétant en entier lors de cette tournée anniversaire. La soirée des duos Bien évidemment, lorsqu’on parle de duo, on ne parle pas de nous lorsqu’on se se filme en concert et que l’on chante aussi fort que les artistes filmés. « Problème » que l’on a tous connu au moins une fois… Paris oblige, Kyo nous a réservé plusieurs duos de qualité au cours de cette soirée d’exception. À commencer par l’arrivée de Nuit Incolore afin d’interpréter la nouvelle version de Je Cours. Cloud a également rejoint le groupe sur la scène du Zénith pour chanter Je Saigne Encore. Enfin, la dernière invitée n’était pas des moindre puisque c’est Sita qui est venue surprendre la Kyosphère pour une version acoustique de Le Chemin. Kyo a proposé un concert rempli de surprises placé sous le signe de la nostalgie. Désormais, on se demande ce qu’ils vont pouvoir nous réserver pour leur Accor Arena le 7 juin 2025 ! @insouciantesmag Retour en images sur le concert de @Kyo (Officiel) au @Zénith Paris – La Villette le 17 mars dernier ! #kyo #dernieredanse #music #tiktokmusic #live #show #concertphotography #concert #zenithparis ♬ Dernière danse – Kyo RAINE Photographe | Rédactrice MES ARTICLES SUGGESTION D’ARTICLES SUR LE MÊME THÈME Email Subscribe You have been successfully Subscribed! Ops! Something went wrong, please try again. Facebook Twitter Instagram Tiktok Spotify Linkedin