Soirée nostalgique avec Kyo
Pour la seconde fois lors de cette tournée, Kyo a réussi à remplir le Zenith de Paris et ce à guichets fermés. Le 17 mars dernier, la tournée Le Chemin, 20 ans de Kyo s’est arrêtée au Zénith de Paris. Retour sur une soirée d’exception et de nostalgie ! Alice et nous Afin d’ouvrir la soirée, c’est Alice et Moi qui a performé sur la scène du Zénith de Paris. Autrice, compositrice et interprète française, elle a su nous transporter dans son univers aux sonorités électro-pop dès son arrivée. À noter que la jeune femme est une véritable touche à tout puisqu’elle supervise elle-même sa direction artistique, la réalisation de ses clips et son style vestimentaire. Si elle a débuté en 2017, c’est véritablement l’année dernière que l’artiste parisienne se fait remarquer avec son second album, Photographie (2023). On a également pu la retrouver lors d’un concert le 8 mars 2024 à la Cigale en tête d’affiche. N’oubliez donc pas le nom d’Alice et Moi car il s’agit là d’une grande artiste en devenir. Une entrée fracassante Avant que Kyo ne fasse son apparition sur scène, la tension monte grâce à des images rétrospectives de ces vingt dernières années. Images qui mettent clairement le public en haleine. Ainsi, leur entrée sur scène est fracassante ! Dès les trois premiers titres, le groupe pose les bases. Et quelles bases ! Trois titres, trois tubes. Le chemin, Je cours, et Dernière danse. On vous l’assure, le retour dans les années 2000 et bel et bien là. Mettre des mots sur l’émo (les maux) N’est-ce pas à travers les chansons que nous réussissons, pour la plupart, à extérioriser nos sentiments ? À nous sentir moins seuls ? Kyo l’avait parfaitement compris et a marqué une génération entière grâce à cela. Mettre des mots sur des maux donne un tout autre sens aux chansons. Aujourd’hui, c’est indéniable, Kyo est un groupe emo français. Surtout au niveau des textes. Leur premier album éponyme sorti en 2000 n’avait pourtant à l’époque pas connu un franc succès… Cependant, le second album, Le chemin (2003) va faire exploser leur carrière jusqu’à ce qu’ils restent graver dans nos mémoires. C’est d’ailleurs cet album que Kyo a choisi de célébrer en l’interprétant en entier lors de cette tournée anniversaire. La soirée des duos Bien évidemment, lorsqu’on parle de duo, on ne parle pas de nous lorsqu’on se se filme en concert et que l’on chante aussi fort que les artistes filmés. « Problème » que l’on a tous connu au moins une fois… Paris oblige, Kyo nous a réservé plusieurs duos de qualité au cours de cette soirée d’exception. À commencer par l’arrivée de Nuit Incolore afin d’interpréter la nouvelle version de Je Cours. Cloud a également rejoint le groupe sur la scène du Zénith pour chanter Je Saigne Encore. Enfin, la dernière invitée n’était pas des moindre puisque c’est Sita qui est venue surprendre la Kyosphère pour une version acoustique de Le Chemin. Kyo a proposé un concert rempli de surprises placé sous le signe de la nostalgie. Désormais, on se demande ce qu’ils vont pouvoir nous réserver pour leur Accor Arena le 7 juin 2025 ! @insouciantesmag Retour en images sur le concert de @Kyo (Officiel) au @Zénith Paris – La Villette le 17 mars dernier ! #kyo #dernieredanse #music #tiktokmusic #live #show #concertphotography #concert #zenithparis ♬ Dernière danse – Kyo RAINE Photographe | Rédactrice MES ARTICLES SUGGESTION D’ARTICLES SUR LE MÊME THÈME Email Subscribe You have been successfully Subscribed! Ops! Something went wrong, please try again. Facebook Twitter Instagram Tiktok Spotify Linkedin
La galerie Roger-Viollet met les femmes du XXe siècle à l’honneur
Une histoire de la photographie des Femmes au XXe siècle : l’exposition gratuite à ne pas manquer à la galerie Roger-Viollet. La galerie Roger-Viollet présente jusqu’au 25 mars 2023 l’exposition photographique Une histoire photographique des femmes au XXè siècle. Gratuite, elle retrace en images l’histoire des Femmes, plus particulièrement en France, à cette époque et leur émancipation. Les femmes aux XXe siècle Dans un contexte ou le patriarcat ne nous a toujours pas quitté et est encore – bien trop – présent dans le quotidien des femmes, cette exposition nous rappelle à quel point les féministes sont importantes dans l’avancée des droits de la femme et des libertés. Rappelons effectivement qu’il y a environ un siècle – autant vous dire que c’était hier -, que les femmes (en France) étaient des objets pour les hommes. Notre unique but était donc d’être une épouse, une génitrice, une femme de ménage, une cuisinière. Et on vous passe tout ce qui était devoir conjugal. On ne se résumait qu’à cela pour les hommes. La vie d’une femme pouvait se résumer à « sois belle et tais toi ». ©Mélanie Pierrat Des luttes féminines toujours d’actualité Avec l’arrivée des guerres, les hommes partent et les gouvernements décident – enfin – d’attribuer des rôles plus importants aux femmes. Elles deviennent alors secrétaires, fabricantes d’armes, garagistes, etc. Des corps de métiers se retrouvent donc ouverts à tous et toutes, mais surtout, on se rend compte qu’elles valent plus que d’être femme au foyer. Qui dit rôles plus importants dit aussi libération de paroles. Cela nous amène donc à l’arrivée de suffragettes venues de l’Angleterre. De plus en plus présentes, affirmées et imposantes, les femmes obtiennent le droit de vote. Non sans de nombreuses manifestations et luttes sociales. Ce fut un petit pas pour la femme, mais un grand pas vers la liberté. En effet, de grandes figures féminines s’imposent désormais dans la littérature, les sciences, le sport, la politique, la musique, etc. La liberté des femmes mais aussi des corps est en marche. ©Mélanie Pierrat Des portraits épatants Cette exposition rassemble de sublimes portraits argentique des grandes figures féminines ayant marquées le XXè siècle en France. Ces figures inoubliables se retrouvent quasiment toutes côtes à côtes. Des portraits fascinants mettant en avant des femmes de tout horizon telles que Simone De Beauvoir, Marie Curie, Coco Chanel, Simone Veil, Françoise Giroud ou encore Josephine Baker. Une sorte de « wall of fame » (mur de la gloire) féministe et engagé qui fait plaisir à voir. Des portraits photographiques noir et blanc ainsi que colorés – mais tout en finesse -, viennent se poser sur ce mur. Un délice pour les yeux des amateurs – ou non – de photographie. Dans ces portraits nous ne pouvons constater qu’une chose : la puissance et l’audace de ces figures fortes qui ont marquées non seulement l’histoire de la France mais celle du monde entier. Puis, il y a aussi des portraits de sportives et artistes. On pense notamment à la tenniswomen Suzanne Lenglen ou aux chanteuses Édith Piaf, Barbara et Brigitte Bardot. En effet, n’oublions jamais l’impact qu’à la musique sur un peuple. Quand la musique s’en mêle et dénoue les mœurs. Chacune de ces grandes icônes est gravée dans la culture française. Avez-vous envie de découvrir Une histoire photographique des Femmes au XXe siècle à la Galerie Roger-Viollet? MÉLANIE SUGGESTION D’ARTICLES SUR LE MÊME THEME NEWSLETTER Facebook Twitter Instagram Tiktok Spotify Linkedin
Tour d’horizon #1
Musique, cinéma, photographie… Découvrez notre Tour d’Horizon de la semaine ! À partir d’aujourd’hui, nous essaierons de proposer chaque dimanche un Tour d’Horizon de notre semaine. Un parfait moyen pour vous d’en savoir davantage sur nos préférences culturelles. Prêt•e•s à découvrir ce qui a marqué notre semaine ? Les Gardiennes de la Planète Pour débuter notre Tour d’Horizon de la semaine, on revient sur Les Gardiennes de la Planète. Sorti en salle le 22 février, ce documentaire est signé par Jean-Albert Lièvre et narré par Jean Dujardin. Immédiatement, nous sommes pris dans l’ambiance avec une baleine à bosse échouée sur une plage française. Pendant que des Hommes tentent de la sauver, les spectateurs sont invités à découvrir leur place essentielle dans l’écosystème de la planète. De leur migration – ou non – à leur façon de communiquer, on en apprend davantage sur ces cétacés qui mériteraient plus de respect de notre part. En effet, si les baleines sont aujourd’hui en voie de disparition, c’est entièrement due à l’Homme. On a d’ailleurs apprécié que le documentaire revienne sur la façon dont elles ont été chassées dans un but industriel. De l’éclairage public aux objets du quotidien, en passant par les cosmétiques, l’huile de baleines était une valeur sûre. Pourtant, si elles venaient à disparaître, l’Homme s’éteindrait à son tour. Women’s History Month Comme chaque année, la Journée Internationale des droits des Femmes aura lieu le 8 mars. Cependant, cette année, nous avons envie d’en faire plus. Puisque contrairement à nous, les États-Unis et le Royaume-Uni n’ont pas une journée, mais un mois, nous nous calerons sur leur système. En effet, du 1er au 31 mars se déroule là-bas le Women’s History Month. Pour exemple, la National Women’s History Alliance s’est donnée pour thème la « Célébration des Femmes qui racontent des Histoires ». Par ce biais, il est donc possible d’encourager des femmes actives dans toutes les formes de médias et storytelling. Sont notamment cités le print, radio, TV, scènes, écrans, blogs, podcasts et réseaux sociaux. Une liste largement inspirante ! Bien sûr, si mars est fait pour mettre en avant des Femmes qui nous inspirent, nous continuerons à le faire tout au long de l’année. Après tout, c’est dans notre ADN. Mars au Féminin Dans la lignée du National Women’s History, on ne pouvait passer à côté du challenge Mars Au Féminin proposé par Floandbooks sur Instagram. Ce dernier consiste à lire des livres uniquement écris par des autrices tout au long du mois de mars. Rien de très compliqué donc. Si vous souhaitez un peu corser les choses, pour sa 6e édition, Flo & Books a déterminé plusieurs catégories. Vous pourrez les retrouver dans le post ci-dessous. Pour notre part, on est très inspirés par un recueil de poésie, un cosy mystery ou encore un classique. Mais chacun est libre de faire ce qu’il souhaite. Si vous souhaitez participer à ce défi, vous n’aurez qu’une chose à faire : partager vos lectures via le #marsauféminin. À noter qu’en parallèle, un concours est organisé chaque semaine de mars. Deux rencontres auront également lieu à Paris et en région parisienne samedi 11 et 25 mars. Checkez son compte Instagram si vous voulez en savoir plus ! Voir cette publication sur Instagram Une publication partagée par Florence (@floandbooks) Du nouveau dans la rédaction Cette année, la rédaction s’agrandit avec l’arrivée de nouveaux membres. Aujourd’hui, on a envie de mettre en avant l’une d’entre elle : Mélanie Pierrat. Si on devait vous la décrire, on dirait qu’elle est aussi timide que pleine de folie ! Et comme nous, elle adooore les animaux ! Diplômée de l’École de Condé (Nancy) en photographie, notre petit Panda – comme on aime la surnommer – est bourrée de talent. De l’argentique au numérique, elle s’adapte parfaitement à son environnement. En vous plongeant dans son travail, vous découvrirez des séries de portraits, des détails et même de la photo concert. Et nous, on aime cette diversité ! Pour nous, elle s’aventurera dans des salles de concerts. Car vous n’avez aucune idée à quel point elle en est mordue ! L’art étant aussi important pour elle, il n’est pas impossible de la croiser au détour d’une exposition. Et bien sûr, si nous vous proposons des interviews, c’est à elle que nous confierons la prise de vue. On vous encourage vivement à aller découvrir son travail sur son compte Instagram. Et surtout, à lui envoyer plein d’amour car elle le mérite ! Voir cette publication sur Instagram Une publication partagée par Mélanie Pierrat (@pierratmelanie) MUSIQUE Vous avez dû le remarquer, cette année, les articles musicaux fleurissent sur le site. Cela correspond tout simplement à notre envie de revenir à nos sources. En effet, lorsque nous avons débuté avec Les Insouciants, seule la musique comptait. Il est donc normal pour nous de mettre davantage l’accent sur ce point. On termine donc ce premier Tour d’Horizon avec My Witch de Jen Cloher. Si le clip de cette chanson est disponible depuis le mois dernier, nous l’avons découverte grâce à la sortie de son nouvel album, I am The River, The River Is Me vendredi 3 mars. Avec cet opus, la musicienne nous invite à voyager à travers les terres de ses ancêtres, deux peuples Mãori. C’est également l’album parfait pour se détendre. Alors, ce premier Tour d’Horizon vous a-t-il plu ? LA RÉDACTION SUGGESTION D’ARTICLES SUR LE MÊME THEME NEWSLETTER Facebook Twitter Instagram Tiktok Spotify Linkedin
Matthias & Maxime : Retour aux sources
Avec Matthias & Maxime, Xavier Dolan nous offre une épopée de l’amitié qui ne nous a pas laissé indifférentes. Un huitième film sortit le 16 octobre. À trente ans l’acteur et réalisateur québécois Xavier Dolan revient avec Matthias & Maxime. Une huitième réalisation où amitié, remise en question et changements côtoient un véritable retour aux sources qui ne nous a pas laissé de marbre. On vous dit pourquoi ! Retour aux sources Dix ans après J’ai tué ma mère, Xavier Dolan revient aux sources avec Matthias & Maxime. Si certains le considèrent déjà comme un nouvel ego trip sans émotions ni originalité, ce n’est en rien notre avis. En effet, cette réalisation nous a réconcilié avec le cinéma de Dolan. Un cinéma oscillant entre hypersensibilité, tensions et esthétisme. Ici, les émotions sont palpables, les relations complexes et si proches de la réalité. Évidemment, si la brutalité de la relation mère-fils est toujours présente, Dolan la traite sous un nouveau jour. En plus de la gestion d’une mère violente dont il est le tuteur, Maxime se voit confronté à l’absence de son frère. Bonus, le réalisateur repasse derrière la caméra, ce qui n’était plus arrivé depuis Tom à la ferme (2013). Si elle est bien présente, la thématique de l’orientation sexuelle est sous-jacente afin de privilégier l’amitié de la petite bande. Le film se centre aussi sur le besoin de changement ainsi que la remise en question de certains personnages. La photographie Entouré de son complice de toujours, André Turpin – cinématographe et directeur photo-, Xavier Dolan nous offre un visuel particulièrement représentatif de leur collaboration. Aspect qui nous a toujours fasciné chez Dolan et nous a bien évidemment conquit durant les 1h59 de Matthias & Maxime. Des plans de dos en passant par ceux rapprochés ou bien décentrés, toute l’imagerie caractérisant le cinéma du réalisateur canadien est là ! Petit à petit, l’ambiance estivale, sa liberté et ses rires laissent place à la mélancolie de l’automne, sa pluie et ses feuilles virevoltantes. De Matthias & Maxime, on retient une scène entre les deux protagonistes contre une bâche donnant un magnifique aspect visuel ainsi qu’une séquence où la musique nous enveloppe dans la détresse de Matthias tandis que l’eau nous submerge. Miroir de nos vies Dix ans désormais que nous grandissons avec le cinéma de Xavier Dolan. Dix ans que ses films particulièrement proches de la réalité nous confrontent à la société. Avec lui, ce sont nos relations familiales complexes (J’ai tué ma mère) ou encore une transition (Laurence Anyways) qui nous remémorent nos propres chemins de vie. Matthias & Maxime ne fait pas exception à la règle puisque nous prenons de plein fouet notre vécu. Nous même trentenaire – ou presque -, on comprend les envies de changements de Maxime pour les avoir également en tête. Ainsi, toute la démarche autour du questionnement nous parle. Évidemment, impossible de rester de marbre face aux disputes entre Maxime et sa mère ainsi que ses silences tendus entre le jeune homme et Matthias ou son frère. Heureusement, les instants complices du groupe d’amis contrebalancent complètement avec l’aspect endolori et pesant du quotidien. À leurs côtés, on se replonge dans nos propres soirées, riant de plus belle à chaque réplique. On s’identifie alors davantage à Maxime dont l’entourage semble lui faire oublier les tracas au sein de son foyer. Au final, Matthias & Maxime est une véritable ode à l’amitié avec ses bons et mauvais côtés. Dans tous les cas, impossible de ressortir indemne de cette séance. Le film du changement ? Avec l’arrivée de sa trentaine, Xavier Dolan a admis durant l’avant première lilloise à l’UGC être en constante remise en question. Un fait qui transparaît particulièrement dans Matthias & Maxime. Quand Maxime compte s’envoler vers de nouveaux horizons, Matthias a ses propres remises en question. Suite au baiser échangé durant l’été avec Maxime, Matthias remet complètement leur amitié en question. Il s’interroge également sur la possibilité de prendre des distances avec sa propre bande d’amis. Au sortir de Matthias & Maxime, une pensée persiste dans nos esprits : l’impression que la boucle est bouclée. On espère désormais que l’avenir du québécois nous réservera encore bien des surprises. Matthias & Maxime, une histoire émouvante que l’on vous conseille d’aller voir si ce n’est pas déjà fait ! Si c’est le cas, qu’en avez-vous pensé ?
Main Square Festival 2019 : une édition surprenante
Jain, Bring Me The Horizon, Skip The Use, Macklemore, Miles Kane. Ils se sont tous donnés rendez-vous au Main Square Festival d’Arras du 5 au 7 juillet 2019.
Manhattan Marilyn : Et si l’icône n’était pas morte ?
Manhattan Marilyn de Philippe Ward nous entraîne à New-York avec une intrigue centrée sur l’iconique Marilyn Monroe. Avec Manhattan Marilyn, Philippe Ward fait revivre l’icône hollywoodienne Marilyn Monroe pour une enquête sous l’ère Obama. Les femmes à l’honneur Comme son nom l’indique, Manhattan Marilyn s’attarde sur l’égérie hollywoodienne Marilyn Monroe. De photos inédites de l’actrice retrouvées dans de vieilles affaires à une enquête sur sa mort, Philippe Ward joue avec les mots. Et si l’icône ne s’était pas suicidée ? C’est là que réside le fond de cette histoire qui nous en apprend aussi bien sur cette femme plus futée et intelligente qu’il n’y paraît que sur son entourage. Au fil des pages, on redécouvre son lien avec les Kennedy mais aussi l’existence du Triangle de Fer – lobby militaro-industrielle – et du Monroe 6 – groupe d’adorateurs -. Bien sûr, ce roman ne serait rien sans l’hispanique Kristin Arroyo. Ancienne Marine en Irak, cette femme possède tact, sang-froid, intelligence et logique. Traits de caractères qu’elle devra mettre à rude épreuve lorsque son associé, le photographe Nathan Stewart est sauvagement tué. Par qui ? Kristin n’en aucune idée, mais sa vie en dépend. Soudainement traquée par le FBI et la mafia, il lui faudra ruser pour comprendre la situation. Une vision actuelle de la société américaine Marilyn Manhattan n’oublie pas la teneur cosmopolite de la ville. À travers les yeux de Kristin Arroyo, vous aurez l’occasion de faire connaissance avec tous milieux sociaux. Vous vivrez de l’intérieur le mouvement Occupons Wall Street. Déambulerez au vernissage d’une exposition de clichés affichant des portraits inédits de Marilyn Monroe. Côtoierez la Mafia italienne ou vous dirigerez vers le quartier des affaires avec le milliardaire Micheal Pear. Parmi toutes ces personnalités, nous avons particulièrement apprécié la mise en avant de la pauvreté sous l’ère Obama. Alors que la Grosse Pomme en fait rêver plus d’un(e), Philippe Ward appuie sur l’envers du décor. Celui où, revenus du champ de bataille, les soldats sont à la rue. Celui où il faut lutter pour survivre. Car oui, si Kristin possède un appartement, ses convictions la pousse à s’allier au mouvement Occupons Wall Street ou à se terrer sous terre avec d’anciens collègues car traquée. Une poursuite dans le tout de New-York De Manhattan à Staten Island en passant par Little Italy, le quartier des finances ou Harlem, Manhattan Marilyn transporte sans problème à New-York. On perçoit d’ailleurs tout l’amour que porte l’auteur à cette ville. Bien que les descriptions ne soient pas énormément détaillés, suivre le mouvement n’est pas difficile. À chaque quartier son ambiance. Chaque lieu son rebondissement. Tout du long, on se trouve dans une position d’attente. Qu’importe les choix des personnages, on se doute des conséquences. Corruptions, intimidations, violences, meurtres. Voilà ce qui régit l’oeuvre de Philippe Ward. Pourtant, Kristin est bien décidée à braver les dangers pour en savoir plus sur les derniers jours de Marilyn Monroe. Pour cela, elle n’hésitera pas à diversifier les moyens de transports. Taxis, motos, traque à pied ; tout est bon dans cette course contre la mort. Manhattan Marilyn : Le hic Légère ombre au tableau, il nous a été impossible de nous identifier aux personnages. En plus d’un manque de fond, la rencontre entre Arroyo et Pear est suffisante pour savoir où tout cela va mener. On avoue, on a même clairement soupiré lors du passage à l’acte car nous aurions préféré qu’ils restent de simples connaissances. Ainsi, leur relation aurait pu garder cet aspect vindicatif qui régnait entre eux et apportait un peu de fraîcheur. Et vous, avez-vous envie de vous plonger dans une enquête sur Marilyn Monroe ?