Connaissez-vous les serviettes lavables Plim ?

Ce mois-ci, on a testé les serviettes lavables Plim. Une expérience agréable et surprenante ! Alors que les polémiques enflent autour des produits toxiques dans nos protections hygiéniques, nous avons décidé d’essayer une alternative : les serviettes lavables Plim. Voici notre avis ! Le visuel Premier bon point pour ces serviettes lavables, leur visuel très mignon. Contrairement au look terne des serviettes jetables, ici les créateurs ont travaillé sur des dessins aussi jolis que féminins. Un véritable atout puisqu’on est immédiatement attirée par cette volonté peu banale ni ancrée dans les moeurs actuelles. Pour les plus sensibles, nous vous conseillons tout de même de partir sur les serviettes unies ou aux décorations foncées. En effet, on ne va pas se mentir, le sang est bien moins visible sur une serviette noire que blanche ; ce qui n’est pas plus mal. Côté confort On doit avouer que nous avons été un peu surprise par la sensation de porter un simple tissu par-dessus notre culotte. On rajoute une épaisseur et on sent malgré tout constamment la présence de la serviette. Mais, et c’est important de le souligner, elles font beaucoup moins mal à l’aine que leurs homologues basiques. En effet, ces dernières ont tendances à nous cisailler à cet endroit, causant des douleurs en fin de journée ou nuit. En bref, les serviettes lavables sont bien plus confortables même si on sait qu’elle sont là. Malgré tout, Plim n’hésite pas à mettre les bouchées doubles pour notre confort en utilisant pour l’absorption du coton bio certifié GOTS, et pour l’enveloppe de la flanelle. Cerise sur le gâteau, le tout est entièrement fabriqué en France et la serviette ne fait que deux millimètre d’épaisseur pour la classic-médium ! La protection Dès la première utilisation, on a pu constater l’efficacité de ces serviettes lavables. Cependant, même en cas de règles peu abondantes on peut les voir bien plus facilement sur cette serviette que sur les serviettes hygiéniques basiques. Nous avons l’impression que le sang s’étale beaucoup plus dessus. Cela nous renvoyait à nos 14 ans, à nos premières règles et l’impression d’avoir un flux abondant de fou alors qu’on n’avait que trois malheureuses gouttes. Le manque d’habitude. Bonne nouvelle, il n’y a pas eu de fuite en fin de journée ! C’est juste très spécial quand on n’a pas l’habitude. Il y a cependant un petit mais : le protège slip. Ce dernier avait tendance à bouger sur la culotte. Il s’est donc retrouvé un peu trop en arrière et les règles se sont légèrement fait la malle. A noter que Plim précise bien que leurs serviettes lavables classic-médium sont recommandées pour les débuts et fins de règles moyennement abondantes, ainsi que les fuites urinaires. Faites donc attention lors de la commande à ce que cette dernière corresponde bien à votre flux. Il en existe quatre : médium (flux peu|moyen), plus (flux moyen|fort en journée), max (flux très abondant voir hémorragique) et extra (flux très abondant de nuit). Notre avis global Nous recommandons ces serviettes Plim à toutes les femmes dans la mesure où c’est effectivement économique, écologique et franchement il n’y a pas de différence de performance avec les serviettes hygiéniques classiques. Elles tiennent pendant 5 ans. Il en existe de toutes les tailles, pour tous les flux. Malheureusement, nous n’avons pas pu tester les culottes menstruelles. On espère cependant en avoir l’occasion à l’avenir car cela doit être d’autant plus pratique. La protection absorbante doit encore moins se sentir que pour les serviettes. Concernant le lavage, lors de notre première utilisation, nous avons tenter de suivre le protocole. Il s’agit de frotter la serviette utilisée pour faire partir le sang au maximum puis de laisser tremper et enfin de laver à la machine. Cependant, vous le conviendrez, faire une machine seulement pour ça chaque jour ce n’est pas forcément écologique ni économique. Nous avons donc attendu 1 ou 2 jours avant de les passer en machine. Malgré un bon frottage, il est tout de même resté quelques traces et les frottements ont un peu altérés les designs. Ainsi, si leur efficacité est censé durer cinq ans, il est dommage de se dire que dès la première utilisation et dès le premier lavage il reste des traces de notre flux menstruel sur la serviette. N’oubliez cependant pas que c’est votre sang, c’est naturel, aimez-le, aimez-vous. Envie d’essayer les serviettes hygiéniques Plim ? Rendez-vous sur plim.fr !

The Inspector Cluzo : un groupe touchant et profondément humain

Le groupe de rock farmers, The Inspector Cluzo, a répondu à nos questions lors du Brussels Summer Festival. Tantôt en tournée à travers le monde, tantôt fermiers, The Inspector Cluzo nous ont intrigué. Nous avons profité de leur passage au Brussels Summer Festival le 15 août dernier pour aller à la rencontre du chanteur et guitariste, Laurent Lacrouts. Pour commencer, pouvez-vous vous présenter ? Laurent : On est Inspector Cluzo, un duo de blues rock, pour faire dans les grandes lignes, originaires de Mont de Marsan. Cela fait 24 ans qu’on joue ensemble et 10 ans qu’on existe. On a une structuration particulière car on est autonome. On est nos propres producteurs et on possède une ferme bio. On se projette au niveau international aussi avec nos fonds propres. Vous avez enregistré un nouvel album. À quoi peut-on s’attendre ? On va en jouer pas mal ce soir. C’est un album qui est un reflet de la vie qu’on mène, comme tous nos albums d’ailleurs. Depuis 2 ans on bosse énormément à la ferme, et il n’y a rien d’autre que le silence à part le bruit des animaux et les tracteurs. C’est donc un album très connecté à la terre. L’air s’entend dans notre album, on n’a pas peur du blanc ni du silence. C’est la particularité de la musique rurale. Évidemment, l’album reste électrique car on fait quand même du rock. « Il y a un océan entre Paris et nous, en termes de musiques, de comportements. Là où on vit c’est un autre pays. » C’est très différent de ce qu’on entend en France actuellement. No comment ! (sourire) Il y a un océan entre Paris et nous, en termes de musiques, de comportements. En terme de tout. Là où on vit c’est un autre pays. C’est un endroit très accueillant avec une mentalité anglaise et un humour pourri – que vous comprenez très bien d’ailleurs. Les vieux sont énormes chez nous. Avec l’accent qui va avec, la phrase qui reste en suspend : « tu voulais dire quoi ? ben je sais pas ». Pour enregistrez, vous êtes allés jusqu’aux États-Unis afin de travailler avec Vance Powell. Que vous a apporté cette collaboration ? Est-ce que cela a changé quelque chose par rapport à ce que vous vouliez faire ? Non, les maquettes étaient déjà faites. Mais c’est la première fois qu’on a un regard extérieur. On a toujours tout fait tout seuls. Vance est fan de notre musique et nous a dit qu’il était notre homme si on voulait, qu’il adorerait nous enregistrer. Alors, on s’est bien préparé car c’était à l’ancienne, sur bande. Et tout s’est bien passé. En 4 jours on avait fini. C’est un producteur pas trop intrusif. Sa devise est :  » I’m here to take the best version of yourself « . Donc c’est génial. Après il ne prend que des gens qui ont un univers qui sonnent et il en retient la meilleure facette. Il ne dit pas : là c’est ton défaut on va le travailler. Il se concentre sur le positif. J’ai noté tout de même que vous travaillez sans basse. Je ne comprends pas c’est vital pourtant ! Je dis ça parce que je suis bassiste évidemment. (rires) Ah d’accord ! Qu’avez-vous à dire pour votre défense ? Depuis le 1er album on a fait une chanson, Fuck the bass player, qui nous a permis de voyager dans le monde entier. En fait le bassiste ne s’est jamais pointé aux repets. Et on a vu qu’il n’y avait pas de place entre nous deux donc on a fait sans. Du coup, on a adopté un coté un peu jazz et le batteur a changé son jeu. Il est très percusif. Passons à l’agriculture. Vous avez une ferme bio. Comment gérez vous cela avec vos concerts et vos déplacements ? Hé ben c’est la merde ! Ça demande de l’organisation pour nous et beaucoup d’aide. On a ma femme qui bosse à la ferme, nos voisins qui sont là. Après on ne part jamais sur de grandes périodes ni sur des périodes clefs. On ne part pas sur la récolte du blé mi juillet ni en janvier pour le gavage. Pour le moment ça se goupille super bien. Nous avons également vu que vous avez joué dans des salons de l’agriculture mais en même temps vous vous retrouvez dans un grand festival comme celui-ci. Comment vous décidez du lieu de vos représentations ? C’est quand ça nous tient à cœur et quand c’est cohérent. On a des propos avec des convictions fortes dans nos chansons. Et il y a des endroits avec de vraies valeurs. C’est très consensuel. Au salon de l’agriculture il y avait une acoustique super intéressante et on joue devant des vaches. C’est original.  Par exemple quand c’est un festival avec Live Nation, on prend le cachet et on le reverse. Là on attend une réponse pour jouer en Argentine et au Brésil. Par contre il y a des endroits où on ne veut pas aller car il y a des conflits d’intérêts, où si la programmation ne nous correspond pas. On vient de jouer au festival Le bout du monde en Bretagne. C’est un festival magnifique et c’est cohérent. Type africain avec du bon son. On est du rock donc de la world music pour eux. On a emmené 20 000 personnes et c’était formidable. « C’est important de préserver les cultures locales dans un pur but écologique. » Et quand vous jouez à l’étranger, en profitez-vous pour échanger des savoirs agricoles avec les locaux ? Oui on le fait souvent, dès qu’on peut. On aime bien discuter avec les locaux. C’est important de préserver les cultures locales dans un pur but écologique. Eux savent exactement comment faire là où ils sont, et cela n’aura rien à voir avec le régime alimentaire. Ici on mange du poisson à telle période, puis un autre aliment à une autre période, et c’est logique, fluide. C’est des endroits où tu te sens Humain avec la preuve qu’on arrive à s’adapter, qu’on n’est pas que négatif. Je vais vous donner un exemple.

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