Human Disorder : le nouveau Skip The Use
Les nordistes Skip The Use reviennent avec « Human Disorder ». Un nouveau morceau sorti ce 2 décembre 2021. Décembre débute en beauté avec le tout nouveau Skip The Use intitulé Human Disorder. Près de 10 ans après la sortie de l’album révélation – Can Be Late -, le groupe nous embarque toujours avec la même énergie. Human Disorder, digne héritière de The Face Rien que le titre en dit long sur son contenu. Avec Human Disorder, Skip The Use revient en force sur la société et la manière dont elle nous forge, voir, influence. « We are the face of the fast food nation. » chante Mat Bastard. Des paroles qui ne nous sont pas inconnues. Et oui, le refrain de The Face, présente sur Can Be Late (2012), possédait déjà cette phrase. Un morceau que nous sommes loin d’avoir oublié tant il parlait parfaitement de la société actuelle. Aucun doute, avec Human Disorder, Skip The Use n’a donc rien perdu de sa verve, continuant à nous rappeler d’ouvrir les yeux sur le monde qui nous entoure. Plus que cela, Skip The Use appuie à nouveau sur la notion de fake. En effet, via son « we call them lie« , on peut entrevoir une référence aux fake news qui peuplent les réseaux sociaux et chaînes de télévisions. Sans parler du « Yeah, I know the way to make it fake » qui nous fait immédiatement penser à la façon dont les gens ont besoin qu’on leur vende du rêve, et ce, même si tout est faux. Mais puisque Skip The Use garde toujours cette lueur d’espoir, les paroles nous présentent une porte de sortie. Qu’importe le sujet à défendre, « We are the future, we are the noise. We are a tiny sight in the shadow » apparaît comme un soutien à poursuivre nos combats. Et comme le disent si bien les paroles précédentes, « We could be happier instead of lose. » https://www.youtube.com/watch?v=izrbgQn89PA En attendant la sortie de l’album courant 2022, on peut déjà vous dire que Skip The Use sera au Main Square Festival le 3 juillet 2022 afin de faire la fête avec vous. Et vous, que pensez-vous de Human Disorder ? SUGGESTIONS D’ARTICLES EN LIEN AVEC SKIP THE USE READ MORE READ MORE
Placebo : Découvrez le nouveau single et la date de sortie de l’album
Placebo livre la date de sortie de Never Let Me Go avec un nouveau single : Surrounded By Spies. Annoncé le 2 novembre 2021 via leurs réseaux sociaux, Surrounded By Spies est désormais disponible à l’écoute. Ce nouveau titre est accompagné par la date de sortie du huitième album de Placebo intitulé Never Let Me Go ainsi que les dates européennes de leur tour 2022. Surrounded By Spies : le nouveau single Avec Surrounded By Spies, Placebo renoue clairement avec les sonorités de Meds (2005) ou Sleeping With Ghosts (2003). Un fait qui n’est pas pour nous déplaire puisque moins électronique que ce à quoi nous avait habitué le groupe depuis B3 et Loud Like Love (2013). Bien que le groupe ait prévenu que le processus d’écriture ait changé pour ce nouvel album, on retrouve tout de même certains codes distinctifs à Placebo. En effet, l’aspect répétitif des paroles est déjà présent dans de nombreuses chansons comme English Summer Rain. D’ailleurs, si ce fait peut vous donner l’impression que la chanson n’a pas de sens, nous en sommes bien loin. Un simple coup d’oeil aux paroles prouve combien Surrounded By Spies est profondément encrée dans l’actualité. S’y reflète l’insécurité en Europe avec les attentats, crises d’angoisse liées au climat général, l’abandon, la drogue,… https://www.youtube.com/watch?v=N17TEw__Iog Never Let Me Go : une pré-commande particulière Placebo a profité de la sortie de son second single, Surrounded By Spies pour dévoiler la date de sortie de son huitième opus, Never Let Me Go. Ce sera donc le 25 Mars 2022 ! Par ailleurs, le groupe vous propose une pré-commande exclusive sur son site officiel : Placeboworld. Plusieurs packs y sont mis en vente dont : des vinyles, des CD et des cassettes avec des couleurs différentes. En effet, cette dernière, disponible au prix de 9€ vous est proposée en rouge, bleu ou verte. Le vinyle est quant à lui disponible en deux versions : rose ou noir. À noter que parmi les disponibilités vous trouverez aussi des packs avec une carte dédicacé ainsi qu’un T-Shirt. Box CD « Never Let Me Go » | ©Placeboworld Enfin, en passant commande sur le site de Placebo avant le dimanche 14 Novembre, 14h, vous obtiendrez un code donnant accès à la une prévente pour le Tour Européen qui se déroulera à l’automne 2022. Il passera notamment par le Zénith de Nancy le 10 Novembre, l’AccorHotels Arena (Paris) le lendemain ainsi qu’à l’Arkea Arena (Bordeaux) le 13 Novembre et La Liberté 14 Novembre 2022. La prévente se tiendra quant à elle le 15 Novembre 2021 à partir de 10H ! Si vous souhaitez attendre la mise en vente générale, elle aura lieu le 17 Novembre 2021. CONTENU EN LIEN AVEC PLACEBO READ MORE NEWSLETTER Facebook Twitter Instagram Pinterest Linkedin
Mademoiselle K @ Aéronef 2021
Le 7 novembre 2021, Mademoiselle K nous a replongé dans ses débuts en interprétant à l’Aéronef l’intégrale de son premier album : Ça me vexe !
Découvrez « Beautiful James » le nouveau single de Placebo
Beautiful James signe le retour de Placebo sur les ondes. Un morceau dans la lignée de ses prédécesseurs qui a de quoi nous ravir !
Indochine : Le Central Tour reporté à 2022
Célébrations attendues par les fans d’Indochine, le Central Tour est reporté à 2022. Central Tour, concert-test, film, quatorzième album. Indochine a multiplié les annonces au cours de conférences de presse et d’un live Facebook. Découvrez notre récap. Central Tour : le report inévitable Ces derniers jours, Indochine se sont rendus dans les stades au programme de leur Central Tour. De Bordeaux à Lyon en passant par Marseille et Lille, Nicola Sirkis et l’un de ses compères – Oli de Sat ou Ludwig Dahlberg selon le lieu – ont annoncé l’inévitable report de l’événement à 2022. Désormais la tournée débutera au Stade de France le 21 mai 2022. Elle se poursuivra en juin au Matmut Atlantique le 4, au Vélodrome le 11 et au Groupama Stadium le 25. Comme pour 2021, c’est Lille qui clôturera l’événement avec deux concerts prévus les 2 et 3 juillet 2022 au Stade Pierre Mauroy. À noter que les places achetées pour les dates de 2021 restent valables pour 2022. Dans le cas où vous ne puissiez finalement assister à l’événement, un remboursement est possible jusqu’au 31 août prochain 2021. Nicola Sirkis et Oli de Sat au Stade Pierre Mauroy, Villeneuve d’Asqc | © Indochine Lors d’un live sur leur page Facebook, Indochine a également annoncé qu’il y avait de très grandes chances que des captations aient lieu sur les différents stades. En effet, le Central Tour s’annonçant « historique », il serait dommage de ne pas avoir de DVD. Des pourparler sont d’ailleurs en cours. Côté setlist, les concerts ne devraient pas comprendre uniquement les morceaux contenus dans les deux Single Collection. Le leader du groupe a notamment évoqué la possibilité de voir apparaître des titres comme Le Manoir qu’il apprécie énormément. Des duos, virtuels (ou pas) seraient aussi prévus dont Gloria – avec ou sans Asia Argento. Par ailleurs, le report d’une année à l’autre de l’événement devrait permettre à Indochine de peaufiner le choix des morceaux. Après le succès de leur boutique éphémère l’été dernier, le Central Tour pourrait aussi être l’occasion d’en remettre en place le temps de l’événement. Reste à savoir si cela se concrétisera. En attendant, un carnet manuscrit regroupant les chansons de 1981 à 2000 devrait sortir dans les semaines – mois à venir. Indochine : Quid des 40 ans ? La pandémie obligeant le report du Central Tour, les célébrations autour des quarante ans de carrière d’Indochine semblent définitivement gâchées. Cependant, le groupe a piqué notre attention par son désir de fêter leur premier live. Live qui avait eu lieu un 29 septembre 1981 au Rose Bonbon. Si les conditions sanitaires le permettent, il est donc probable que le groupe organise un concert ce jour-là. Aucun indice n’a été révélé mais Nicola Sirkis s’est montré peu friand quant à la possibilité d’un concert en livestream. Du moins, sous un format payant. Chose que l’on conçoit tout à fait. Si événement il y a, on avoue avoir un penchant pour un live philharmonique. Une idée qui ne déplairait pas au groupe qui a notamment enregistré une session pour RFM avec un quatuor à cordes en février dernier. Ce concert devrait d’ailleurs être diffusé sur RFM d’ici début ou mi-mai selon les dires du chanteur. Lors de leur live sur Facebook, la question d’une tournée des Clubs a également été évoquée. Évidemment, si le groupe aime jouer dans de petites salles, cela n’est pas forcément faisable en ce moment. Par ailleurs, le gouvernement n’envisageant que des concerts assis à 5000 personnes, Indochine ne souhaite pas faire de tournée estivale. Bien que Nicola Sirkis ne trouve pas l’idée « excitante », rien n’est figé puisque des propositions ont été reçues. Côté concerts à l’étranger, ils seraient envisageables entre les 40 et 50 ans du groupe. Une escale par le Canada était d’ailleurs prévue mais le COVID-19 a avorté ce projet. Le Pérou et la Suède font également partis de leurs envie de concerts. Tant que la pandémie perdure, la question reste donc en stand-by. Qu’en est-il du concert test ? Un concert test avec Indochine en tête d’affiche est toujours d’actualité. Initialement programmé en avril, il pourrait possiblement avoir lieu le 25 mai 2021. Une piste qui reste bien évidemment à prendre avec des pincettes puisqu’elle varie continuellement en fonction de l’évolution de la pandémie. Cette situation semble d’ailleurs ennuyer le chanteur qui n’a pas hésité à dire qu’il était initialement prévu en mars, puis décalé en avril avant de changer à nouveau de date. Lors d’une conférence de presse, il a aussi dit que la France serait probablement le dernier pays européen à proposer un concert test. EDIT : LA DATE DU 29 MAI EST DÉFINITIVEMENT RETENUE POUR LE CONCERT TEST D’INDOCHINE À BERCY. × Rejeter l’alerte À noter que le groupe n’a aucunement la main sur l’événement. Critères de sélection, protocole sanitaire,… sont donc du ressort du Ministère de la Culture. Cependant, alors qu’un événement réservé aux moins de 40 ans avait été évoqué, Nicola a annoncé que ce ne serait pas le cas. Nous vous tiendrons au courant de l’évolution de cet événement lorsque nous en saurons davantage. RETROUVEZ ICI NOTRE ARTICLE SUR LES CONCERTS-TESTS EN EUROPE Indochine : Le film En mai 2020, Indochine avait abordé la sortie d’un film retraçant sa carrière. Quasiment un an plus tard, Nicola est revenu sur le sujet, avouant que la pandémie avait causé un an et demi de retard sur la production. Aujourd’hui, ce film composé d’images d’archives inédites n’a aucune date de sortie fixée. Un fait compréhensible par la volonté du groupe de proposer des projections en cinéma. Tant que ces derniers seront clos, il reste donc difficile de se projeter sur une date précise. Promis, nous vous en dirons davantage dès que les choses évolueront. En route vers un 14e album Durant les conférences de presse autour du Central Tour, Indochine a évoqué la sortie d’un quatorzième album pour 2022. Le report de cette tournée est en effet la parfaite occasion pour le groupe de retourner à la création plus tôt que prévu. Selon Oli de Sat, un débrief des maquettes devrait
DAVID BOWIE – ICONE DE LA CULTURE POP
Véritable icone de la pop culture, David Bowie laisse derrière lui un héritage certain. Cinq ans après sa disparition, retour sur sa carrière ! Déjà 5 ans ont passé depuis le décès de l’iconique David Bowie le 10 janvier 2016. De ses titres cultes à ses looks inoubliables, le chanteur reste aujourd’hui l’une de nos plus grandes sources d’inspirations. Un style inimitable David Bowie est avant tout l’incarnation de la réinvention à chaque album. Pionnier du Glam Rock avec Marc Bolan, l’icône de la culture pop s’est inspiré de nombreux courants artistiques tout au long de sa carrière. Son talent innovateur et visionnaire lui a notamment valu le surnom de Pablo Picasso de la musique. Il faut dire qu’avec pas moins de 27 albums studio, l’oeuvre laissée derrière lui est aussi conséquente qu’influente pour bon nombre d’artistes. D’après le biographe David Buckley, la mouvance punk rock serait d’ailleurs inspirée du travail de l’artiste britannique. De sa musique, on retient particulièrement sa « trilogie berlinoise » composée des albums Low (1977), Heroes (1977) et Lodger (1979). Enregistré à la fin de l’année 1976 à Berlin-Ouest, ce triptyque a vu David Bowie expérimenter des éléments issus des musiques du monde, de l’électro, du krautrock ou encore de la musique ambiante. Et tout cela, aux côtés du producteur Tony Visconti et l’anglais Brian Eno. Plus tard, David Bowie fera référence à cette trilogie comme une part de son ADN. Quelque part, on peut voir ces albums comme un moyen de remonter la pente. En effet, leurs réalisations font suite à une sombre descente aux enfers du chanteur sur la côte Ouest américaine. En s’établissant en Suisse, puis à Berlin, l’artiste s’est ouvert à la culture. Art contemporain, musique classique et littérature l’ont ainsi inspiré avant qu’il ne reprenne le chemin des studios. À noter que cette convalescence lui a permis de travailler avec son grand ami Iggy Pop sur l’album The Idiot où Bowie teste des sons, enregistrant en parrallèle Low. Parmis ces trois opus on retrouve des titres notables et entêtant comme Speed of Life, Sound and Vision, Beauty and the Beast, Heroes, Blackout, Look Back In Anger, Boys Keep Swinging ou encore Fantastic Voyage. David Bowie et ses tenues iconiques Perfectionniste, David Bowie ne laisse rien au hasard. Scénographies, lumières, maquillages et tenues de scènes sont choisies avec minutie. Et quelles tenues ! Aujourd’hui, toutes sont plus iconiques les unes que les autres. Tantôt Aladdin Sane, tantôt Geisha, Bowie a autant ensorcelé les stylistes de la planète que ses fans. Les couturiers parlons-en ! Parmi eux, le regretté Kansai Yamamoto réputé pour ses créations avant-gardistes et à qui l’on doit justement les tenues de Bowie à l’époque d’Aladdin Sane. Apparas qui resteront certainement les plus emblématiques de la carrière de David Bowie. À l’occasion de The Man Who Sold The World, l’artiste a collaboré pour l’élaboration d’une robe pour homme avec Michael Fish. Le célèbre costume bleu clair porté par David Bowie dans Life On Mars ? a quant à lui été dessiné par Freddie Burretti. Tout comme le costume molletonné de Starman. On peut également cité la créatrice Ola Hudson qui a designé son rôle de Thin White Duke accompagnant la tournée Station to Station. Tout au long de sa carrière David Bowie retrouvera Natasha Korniloff. Elle l’habillera notamment en Pierrot le clown ou dans un costume bouffant marin. Bowie a également offert une place à la jeunesse en faisant confiance à Alexander McQueen pour la confection d’une fabuleuse redingote aux couleurs de l’Union Jack. Aujourd’hui encore, ces tenues toutes plus iconiques et épiques les unes des autres font toujours rêver. Tant et si bien qu’elles font désormais partie de la culture populaire, leurs représentations étant reconnaissables au premier coup d’oeil lorsqu’elles inspirent de nouvelles créations. On peut noter par exemple le shooting photo de Tilda Swinton pour Vogue Italie et i-D en 2003 devant le photographe Craig McDean. La comédienne se présente cheveux teints en rouge orangés, les yeux maquillés à la Bowie, les pauses et les costumes n’étant pas sans nous rappeler le David Bowie du milieu des années 70 ! De l’art du clip En plus de son talent pour la musique et la mise en scène avec ses costumes épatants, David Bowie a offert de superbes clips. On pourrait même dire que chacun de ses clips est un tableau, une scènette. Toujours la main sur son image, l’homme n’a en effet pas hésité à faire appel au plus grands afin de faire vivre morceaux et personnages. Reconnu pour ses photographies d’artistes internationaux (Iggy Pop, Queen, Lady Gaga,…), Mick Rock est passé à la réalisation pour quatre clips de David Bowie : John, I’m Only Dancing, The Jean Genie, Space Odity, et Life on Mars ?. Seuls clips qu’il ait réalisé au cours de sa carrière. On retrouve également le réalisateur David Mallett qui signera une dizaine de clips dont Ashes to Ashes, DJ, Under Pressure, Let’s Dance, China Girl, ou encore Dancing in the Street. Outre des personnes issus de l’univers musical, David Bowie n’a pas hésité à se rapprocher de réalisateurs tels que Gus Van Sant pour la réalisation du clip de Fame ’90 ! Essai concluant qui permettra au réalisateur américain de collaboré ensuite avec les Red Hot Chili Peppers, Elton John, Tracy Chapman ou encore les Hanson entre deux longs métrages. On peut également cité l’appel à la photographe et réalisatrice Floria Sigismondi pour les réalisations de The Stars (Are Out Tonight) et The Next Day. Clip dans lequel apparaît d’ailleurs Tilda Swinton et représente le christianisme de façon satirique. Enfin, le chanteur a fait appel à Johan Renck pour les superbes mises en scène de Blackstar et Lazarus. Deux clips qui nous ont profondément marqué tant on y sentait la fin proche de Bowie. Qu’il nous questionne, nous mette mal à l’aise ou nous laisse sans voix fasse à leur esthétique particulière, la magie opèrent toujours sur nos écrans. De la chanson à l’écran Souvent défini comme un génie de la musique, il ne faut pas oublier que David Bowie est aussi acteur. De caméos
Skip The Use de retour à domicile !
Dans le cadre de leur Past & Future Tour, Skip The Use a fait un passage éclair à domicile le 20 novembre. Ce 20 novembre 2019, l’Aéronef de Lille a accueilli les nordistes de Skip The Use pour un concert à guichet fermé. Retour sur une soirée centrée sur leur dernier opus : Past & Future ! Mat Bastard | L’Aéronef, Lille | © Raine A-Vox : De l’énergie à revendre Sans surprise, c’est A-Vox qui ouvre pour Skip The Use. Un choix peu étonnant puisque le producteur de leur premier album, Not Afraid (2018) n’est autre que Mat Bastard. Composé d’Anthéa et Virgile, le duo nous a transporté dans un univers oscillant entre électro et rock. Un mélange particulièrement surprenant mais pas déplaisant pour autant. On avoue d’ailleurs avoir eu une préférences pour leurs titres rock où Anthéa semblait davantage dans son élément. Chanteuse dont on salue d’ailleurs la remarquable énergie et sa capacité à interagir avec le public. Anthéa – A-VOX | L’Aéronef, Lille | © Raine Skip The Use : on en redemande ! Sur cette tournée, Skip The Use a fait le choix de jouer Past & Future dans sa quasi intégralité. De Lead or Follow à Your Turn to Love en passant par Wait a Minute ou Du bout du doigt, les nordistes ont enchaîné les titres entêtants. Le public s’est quant à lui réellement électrisé au rythme des singles Forever More et Damn Cool. Un public qui semble d’ailleurs s’être renouvelé depuis le break du groupe en 2016. Toujours aussi bavard, Mat Bastard a donné un discours sur la tolérance avant Marine. L’interprétation de The Story of Gods and Men (Little Armageddon) a également été l’occasion de rendre hommage à la régisseuse lumière Nathalie Jardin. Un instant particulièrement émouvant puisque la jeune femme est décédée lors des attentats du Bataclan. Côté anciens albums, le groupe n’est pas passé outre Ghost, People In The Shadow ou encore PIL et Bastard Song. Des standards que l’on est toujours ravis de fredonner tout en dansant. Exit cependant Bullet, Don’t Want To Be A Star ou encore l’excellent Give Me Your Life. Comme mentionné lors du Main Square Festival, le manque d’un clavier sur scène fait défaut. À la place, une simple boucle remplace le musicien, nous faisant regretter le 100% live du Skip The Use d’avant break. Et si nous pensions que le concert allait se clore comme d’habitude sur Bastard Song, le groupe a décidé de rejouer Damn Cool. Un choix sympathique lors de la sortie d’un premier album mais qui nous fait grincer des dents quand le répertoire s’étoffe. Mat Bastard | L’Aéronef, Lille | © Raine Et vous, ravis du retour de Skip The Use sur les routes ?
Trois choses à savoir sur le White Album des Beatles
50 ans après sa sortie, les Beatles nous enchantent toujours avec leur White Album. Découvrez les trois choses à savoir sur le neuvième album d’un groupe intemporel. Loin d’être nées au moment de sa sorti il y a 50 ans, le White Album des Beatles est aujourd’hui l’un de nos disques favoris. Que faut-il retenir de ce neuvième album paru un 22 novembre 1968 ? On vous dit tout. L’album de la discorde Si le White Album est le troisième plus gros succès commercial des Beatles, sa conception n’a pas été des plus simple. Pas moins de trois studios ont été utilisés par le groupe. Comprenez par là que chacun avait en quelque sorte son espace pour composer en solo avant de demander le renfort des autres. L’année 68 marque donc le début des tensions. De la présence de Yoko Ono aux départs de Geoff Emerick – leur ingénieur du son – et George Martin – producteur – en passant par la remise en question de Ringo Starr, rien ne semble aider les Beatles. Pour la petite anecdote, à son retour en studio, le batteur retrouvera son instrument couvert de roses par les trois autres membres. La présence d’Eric Clapton aidera également à apaiser un peu l’électricité ambiante. Au final, malgré cette discorde, c’est pas moins de 30 morceaux qui verront le jour. Parmi eux : Back in the U.S.S.R, Happiness Is a Warm Gun, Mother Nature’s Son, While My Guitar Gently Weeps ou encore Helter Skelter. Un invité prestigieux pour The Beatles Impossible d’évoquer le White Album sans une pensée pour While My Guitar Gently Weeps. Écrit et composé par George Harrison, ce titre est particulier au sens où il est inspiré du Yi-King. Ce livre chinois des transformations consistant à se fonder sur le hasard, le musicien a choisi un livre et décidé d’écrire une chanson après avoir lu les mots « gently weep » (pleure gentiment). Côté enregistrement, la première version mêla une guitare acoustique à la voix d’Harrison. Version que vous pouvez d’ailleurs écouter sur Anthology 3 (1996). Peu convaincu par cette première prise, George Harrison chercha le moyen de littéralement faire pleurer sa guitare. Pour cela, il tenta de passer le solo à l’envers mais n’en fut pas satisfait. 44 prises plus tard, le musicien décide d’inviter son ami Eric Clapton afin de jouer le solo de While My Guitar Gently Weeps. Clapton est le premier musicien étranger au groupe à avoir eu l’honneur de poser ses guitares sur un titre des Beatles. Il laissa également la guitare utilisée pour l’enregistrement à Harrison qui la nomma affectueusement « Lucy ». The White Album et Charles Manson Saviez-vous que les paroles du White Album avaient été interprétées d’une manière particulière par le criminel Charles Manson ? Le leader de la « Manson Family » voit en effet en cet album une Bible comptant une guerre apocalyptique entre Noirs et Blancs. The Beatles sont quant à eux considérés comme les quatre cavaliers de l’apocalypse. Parmi ses favoris, I Will, Blackbird, Revolution 9, Honey Pie, Piggies ou encore Helter Skelter. En 1969, ce dernier apparaîtra d’ailleurs sur un réfrigérateur orthographié Healter Skelter avec le sang d’une victime. Piggies, donnera quant à elle une bonne excuse pour « mettre une sacrée bonne raclée » à ses victimes. Vous l’aurez compris, les paroles du White Album auront servi à provoquer, puis, à justifier les meurtres commis par Manson et sa communauté. Et pour vous, que représente le White Album ?
[FEMMES INSPIRANTES] Asia Argento : portrait d’une femme forte aux multiples talents
Artiste pluridisciplinaire, Asia Argento mène ses combats sur tous les fronts. Actrice, productrice, réalisatrice, scénariste et chanteuse, Asia Argento est aussi une fervente défenderesse pour les droits des Femmes. Récemment mise en lumière en raison de l’affaire Weinstein, ses prises de paroles ont permis à des milliers de femmes de délier leurs langues. Portrait d’une femme inspirante. À l’écran depuis son plus jeune âge. Comment ne pas terminer devant la caméra lorsque l’on a pour père le Maître incontestable du Giallo, Dario Argento, nous direz-vous ? Pourtant, ce n’est pas dans l’un de ses films qu’a débuté Asia Argento. À 9 ans, Asia Argento joue pour la première fois face à la caméra du réalisateur italien Segio Citti, dans le téléfilm Sogni e bisogni (1984). Deux ans plus tard, elle réitère l’expérience dans le film Démons 2 (1986) de Lamberto Bava. Débute alors une longue carrière d’actrice pour la jeune italienne. Son talent a notamment été récompensé lors des Golden Globes Italy 1996 et des David di Donatello Awards 1997 où elle a décroché le prix de la meilleur actrice pour le film Compagne de voyage (1996) de Peter Del Monte. Contrairement à Robert Downey Jr que le père a mis sur les rails depuis son plus jeune âge dans ses propres films, Dario Argento n’a fait appel à sa fille qu’en 1993 pour Trauma. Débute alors une collaboration qui passera par Le Syndrome de Stendhal (1996), Le Fantôme de l’Opéra (1998) ou encore Dracula 3D (2012). Au fil de sa carrière, Asia a également collaboré avec de grands noms du cinéma. On retient particulièrement ses rôles dans Last Days (2005) de Gus Van Sant où elle donne la réplique à Michael Pitt ainsi que dans le Marie-Antoinette (2006) de Sofia Coppola. Asia Argento et le cinéma français Asia Argento semble aimer la France et la France le lui rend plutôt bien. En effet, entre 1994 et 2013, l’actrice italienne a joué dans pas moins de douze productions françaises. Parmi elles, Asia a pu donner la réplique à Isabelle Adjani et Daniel Auteuil dans La Reine Margot (1994 – Patrice Chéreau), être envoûtante dans Les Morsures de l’aube (2001 – Antoine de Caunes) ou encore une femme possessive dans Une vieille maîtresse (2007 – Chaterine Breillat). Son incarnation de Calhoune (Diamant 13) lui a également valu la réception du Prix Capri Arts Award 2009. D’actrice à réalisatrice Dès qu’elle en a l’occasion, Asia Argento passe derrière la caméra afin de mettre en scène des courts et longs métrages. On vous recommande d’ailleurs de jeter un oeil à son adaptation du roman de JT LeRoy, Le livre de Jérémie. Réalisé en 2004, elle y donne la réplique à Cole Sprouse (Riverdale) et Brian Warner alias Marilyn Manson. Ayant vu L’Incompris (1966 – Luigi Comencini), nous n’avons pu résister à L’Incomprise. Sélectionné dans la section Un certain regard au Festival de Cannes 2014, on y retrouve sa fille, Anna Lou Castoldi et Charlotte Gainsbourg. Bien sûr, on ne pouvait passer outre Scarlet Diva (2000) et son Award du meilleur nouveau directeur au Williamsburg Brooklyn Film Festival. Film semi-autobiographique, il met en scène Anna Batista (Asia Argento), une jeune femme tentant de s’extirper de sa descente aux enfers. Côté mode, elle a réalisé en 2012 un court métrage sur la première collection de la styliste Ludovica Amati. Une artiste pluridisciplinaire La carrière d’Asia Argento est bien loin de s’arrêter à la comédie. Si vous ne le saviez pas encore, en plus d’avoir tourné et réalisé des films, Asia est une musicienne et DJ accomplie. En 2002, elle a participé au collectif Trash Palace aux côtés de Alison Shaw, John Cale, Jean-Louis Murat, Harriet Robert, Dimitri Tikovoï et Brian Molko. Elle reprend notamment avec ce dernier Je t’aime…moi non plus de Gainsbourg. En 2013, elle produit son premier album Total Entropy et n’hésite jamais à prêter sa voix pour des duos. Histoire de vous faire une petite idée, Asia a collaboré avec Paulo Furtado – alias The Legendary Tigerman – sur les titres Life Ain’t Enough for You et My stomach is the most violent of all of Italy ainsi que sur Le Sacre Du Printemps avec The Brian Jonestown Massacre. Récemment, elle s’est illustrée sur l’album 13 d’Indochine en interprétant Gloria. Titre qui devrait d’ailleurs sortir sous peu dans sa version italienne, l’actrice ayant révélé son enregistrement avec le leader du groupe, Nicola Sirkis, il y a peu. À noter que Nicola Sirkis avait déjà confié la réalisation du clip de leur single La Vie Est Belle à l’actrice. En plus d’apparaître dans ce dernier, Asia est présente dans d’autres clips tels que (s)AINT (Marilyn Manson), Dead Meat (Sean Lennon), This picture (Placebo) ou encore Live fast die old (Munk). Entre mars et avril 2017, elle s’est aussi produite pour la première fois sur les planches du Theatro Eliseo de Rome dans la pièce Rosalind Franklin : Il Segreto della Vita. Elle y interprète le rôle titre, une célèbre scientifique ayant largement contribué à la découverte de la structure de l’ADN. Asia Argento : fervente activiste contre les agressions sexuelles Tout comme plus de cent autres femmes, Asia Argento a accusé fin 2017 le producteur américain Harvey Weinstein de l’avoir agressé sexuellement. Elle a notamment expliqué au magazine The New Yorker que par peur de voir sa carrière anéantie en cas de refus, elle s’est livrée à cinq années de rapports “consentis”. Dans cette lutte pour la vérité, elle rejoint son amie Rose McGowan et lance le #NoShameFist afin d’accompagner la #RoseArmy et le mouvement #MeToo. Plusieurs dizaines de femmes suivront leur exemple, portant plainte contre le producteur américain. Grâce à ces prises de paroles, les langues se sont déliées dans le monde du cinéma. Soutenue à travers le monde, Asia Argento ne l’est pas dans son propre pays ou elle a été décrédibilisée. Lors du Sommet Mondiale des femmes au Lincoln Center de New-York le 12 avril 2018, Asia a pris la parole pour mettre en garde les américains. Accompagnée de la députée italienne féministe Laura
[Interview] Conversation avec Manu
« Ce n’est pas parce que les tempos ne sont pas speed et les guitares ne sont pas à onze que c’est pas rock ! » A l’occasion de la sortie de son nouvel album, La Vérité le 4 décembre dernier, Manu nous a gentiment accordés un peu de son temps pour répondre à nos questions ce même jour, tandis que la salle du Gibus se préparait à recevoir la chanteuse pour sa Release Party. Tenki Ame était un album un peu spécial, de type ovni, dans ce que tu as pu faire jusqu’à maintenant. Il y a une collaboration avec le dessinateur Niko Hitori qui se poursuit depuis cet EP (visuel de l’album La Vérité), y en aura-t-il d’autres ? Manu : J’espère bien, parce que je suis assez fidèle avec les gens avec qui je travaille. Mais des fois, ils ne sont pas toujours disponibles pour travailler avec moi ou alors nos chemins, et nos projets diffèrent. Niko Hitori, ça fait un moment que je suis ce qu’il fait, je suis très fan, donc, quand il y a eu la parenthèse enchantée de l’EP Japonais, on a tout de suite pensé à lui. Par contre, je ne savais pas s’il serait ouvert à changer un peu de genre parce que je lui ai demandé quelque chose de très précis pour La Vérité. Ça devait être un noir et blanc, correspondre à la musique, avec du mouvement. Je voulais un trait beaucoup moins doux que pour l’EP. Ça l’a beaucoup excité. Il a écouté les démos à l’époque, il a été inspiré et il a fait ça très vite. L’idée, c’est que, de toute façon, ma tête, je ne l’ai jamais mise du temps de Dolly, donc je ne vais pas commencer maintenant. On s’en fout un peu, et ça ne va pas aller en s’améliorant en plus (rires), donc le fait que ce soit un dessin je suis vraiment fan ! Peu de temps s’est écoulé entre Mon étoile, L’EP Tenki Ame et La Vérité. Comment se déroule l’écriture de l’album, et les tournées aident-elles dans le processus ? Non pas trop parce qu’avec l’EP Japonais, on n’a pas vraiment tourné. En plus, on était plutôt en formation électro-acoustique. On avait incorporé de la harpe, du violoncelle et on a fait quelques concerts comme ça. On s’est fait plaisir avec une formation complètement différente, ce qui a du m’aider à avoir envie d’entendre des grosses guitares je pense. C’était très bien et je pense que j’aimerais bien mener de front les deux formations, parce que la version acoustique avec la harpe et le violoncelle ça permettait d’aller à l’essentiel, c’était très dépouillé, alors que la version électrique ça envoie…. il me faut les deux ! Ce serait l’idéal ! Comment s’est passée la composition après ? Je me suis enfermée toute seule chez moi et j’ai branché la guitare. Je l’ai mise à fond (rires). J’avais enregistré mon batteur, Nirox (Thierry Ndlr), avec deux micros et je l’avais fait jouer pendant une demi-heure. Ensuite, j’ai découpé toutes ses parties pour m’en servir de base pour chaque chanson en fait. Son jeu m’inspire beaucoup. J’ai trituré ses parties dans tous les sens à ma petite sauce et puis j’ai composé comme ça. Pourquoi être revenue aux sources après avoir créer un univers bien à soi en solo ? La dernière étoile, pour moi, c’était pas un album calme. J’ai jamais compris pourquoi on me disait « oui, elle s’éloigne du rock ! » Il est résolument rock cet album ! Ce n’est pas parce que les tempos ne sont pas speed et les guitares ne sont pas à onze que c’est pas rock quoi ! Mais il est vrai qu’on me le dit souvent. Je ne devais sans doute pas être prête. J’avais besoin d’aller ailleurs. Avec Dolly, j’avais fait ça pendant quatre albums, donc j’avais envie d’aller explorer ailleurs. Puis là, l’envie est devenue d’autant plus forte, puisque, justement, pendant un an je n’ai fait que des concerts acoustiques. Donc c’est vrai que, quand je me suis retrouvée toute seule, ça a été le défouloir ! Mais il y a quand même une chanson qui comporte harpe et violoncelle (ndrl Je pense à toi) pour faire une petite pause dans l’album. Et c’est le moment magique, un petit bijou. « C’est la violence des mots, la violence physique et qu’on pense qu’avec un petit bisou, ou un petit cadeau, on rattrape tout, mais non. » Sur le titre Un baiser dans le cou, nous avons eu l’impression d’écouter un texte très fort sur la violence conjugale, quel était ton ressenti en l’écrivant, que voulais-tu raconter ? C’est ça, violence conjugale, ou pas d’ailleurs. La violence des mots… Comme je suis une femme, on va souvent parler de ça, mais c’est la violence des mots, la violence physique et qu’on pense qu’avec un petit bisou, ou un petit cadeau, on rattrape tout mais non. C’était pour jouer avec le mot (cou/coup ndlr), mais ce n’est effectivement pas qu’un jeu de mots. C’est ce que tu as dit, si on veut l’entendre bien sûr, parce qu’un texte a souvent plusieurs lectures. Mais là, je pense que c’est assez direct quand même comme propos. Pourquoi ton choix s’est-il porté sur une reprise de Teenage Kicks de The Understones plutôt qu’un autre groupe/une autre chanson ? Je fais très rarement des reprises. Je crois que c’est la première fois que j’en fais d’ailleurs. Même avec Dolly, je ne suis pas certaine qu’on en ait fait ou pas beaucoup… Pas en album en tous cas. C’est une chanson que Patrick (Giordano ndlr) écoute et m’a fait découvrir. Je connaissais inconsciemment en fait mais je ne pouvais pas citer The Understones… Mais j’étais fan de cette chanson. Pour cet album, je me suis replongée dans pleins de trucs que j’écoutais avant, les Ramones, Understones, même les Rubettes, les Pixies, Sonic Youth… J’ai fait une chanson qui s’appelle Bollywood et je me suis rendue compte que les accords étaient les mêmes que ceux de Teenage Kicks, donc pour être en accord avec moi-même, je me
